Onslaught - VI

Chronique CD album

chronique Onslaught - VI

Pas évident de mettre les pieds dans l’histoire d’un groupe d’un certain statut et d’avouer que, jusque-là, on ne l’avait jamais écouté. Sorry guys, ce n’était surement pas le bon moment. Mais enfin, nous y voilà. Onslaught est donc un groupe de Bristol né en 1983 (et oui) des vœux du guitariste Nige Rockett et du batteur Steve Grice. Leurs visuels - mortels - d’époque vous diront peut-être quelque chose car il n’est pas rare de voir des vieux de la vieille les arborer sur leurs t-shirts, idem sur des photos d’antan. Après avoir cherché leur son et effacé la patte « punk british » (comme Iron Maiden juste avant eux) pour laisser cette approche à Venom et Motörhead, en 1985 ils signent un Power From Hell qui les positionne dans la vague thrash metal prête à conquérir le monde. Jeunesse oblige, ils passent par la case « evil » « Satan I love you» comme les Possessed et autres Slayer de l’autre côté de l’atlantique. Au passage on notera que pour cette même année, Onslaught et Possessed signent tous les 2 sur leur albums un titre tout simplement intitulé « death metal ». La suite de l’histoire est malheureusement banale, à savoir des changements de line-up, pas de succès, pas de gloire, pas d’argent et, comme pour Celtic Frost, le label met ses gros doigts gras velus - bien profond - dans le groupe et les fait eux, changer de chanteur (dehors Sy Keller présent depuis le deuxième album, le « aussi » très bon The Force). Et puis encore moins de succès et enfin plus de label, pour finalement rencontrer celle qu’ils ont invoqué depuis leur début, à savoir, la mort. 1983-1991, R.I.P Onslaught.

 

Et bam, v’là-ti pas que la scène thrash connaît un revival, que Kreator, Sodom, Annihilator et Overkill qui ont tenu bon jusque là (hail !) ne sont plus des has-been ! Bonheur et malheur à la fois, quelques groupes garantis d’époque reviennent pour reprendre un bout de gloire qui, soyons honnêtes, leur est dû. En résumé, et pour exemples, cela nous donnera en 2002 un nouvel album de TANK (au passage le dernier groupe avec qui Cliff Burton partagea l’affiche), le come-back d’Onslaught en 2005 puis celui de Possessed en 2007 et même un film sur Anvil en 2008 ! Je vous laisse compléter la liste et/ou modifier les dates si internet s’était trompé. Et puis aussi maintenant tout le monde aime le big 4 et tous les groupes de la bay area.

 

Comme je vous disais en intro, honte à moi, je n’ai pas écouté sur le moment les 2 albums du retour d’Onslaught, Killing Peace en 2007 et Sounds Of Violence en 2011 et nous voilà en 2013 avec VI, le sixième du nom. Comme les albums des - vieux - maitres du Thrash sont déjà chroniqués en ces pages (Kreator, Overkill et Annihilator notamment), on pourrait ne pas s’étaler et résumer ce VI des anglais comme un album de Thrash « efficace » et complètement dans l’air du temps. Au niveau des compos (riffs et couplets), on pourra le rapprocher du Kreator avec même une grosse ressemblance entre les refrains de "Chaos Is King" des anglais et le "Hordes Of Chaos" des allemand. Alors l’Allemagne évidemment, mais aussi, comme beaucoup d’autres groupes Thrash, on pourra y entendre des accroches américaines comme par exemple sur "66’Fuckin’6" et son refrain « mosh-part » comme ceux d’Anthrax d’antan, ou encore sur quelques passages des incisions à la guitare ou au chant « Slayeriennes ». On ne pourra bien entendu pas parler de « copie » par rapport aux groupes cités en comparaison étant donné qu’ils ont commencé à thrasher pratiquement en même temps. C’est histoire de situer. Par rapport au dernier Annihilator ou au Hordes Of Chaos de Kreator, Onslaught a fait le choix de la production, très actuelle, « body buildée », ce qui rend l’album ultra frontal (= calibré pour le live). Par rapport aux multiples autres groupes du style, on n’y trouvera pas énormément d’originalité (et ce ne sont pas les 2 passages aux ambiances que l’on croirait sortis d’un album de Nile qui y changeront grand chose), on pourra même se dire qu’on aurait bien pris davantage de vitesse et un peu moins de  mid-tempo. Effectivement l’album s’ouvre sur le meilleur, et le plus rapide, titre, "Chaos Is King", ce qui après cette première baffe (merci la prod’) et plusieurs écoutes pourra donner l’impression que la suite s’essouffle (davantage de breaks, davantage de mid-tempo) révélant malgré quelques titres excellents (comme "Slaughterize"), le manque de riffs « thrash » fédérateurs. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé et "66’Fuckin’6" et "Fuel For My Fire" eux fédéreront (on les voit d’avance les mosh-pits), mais c’est bien la voix posée sur un passage « breaké », et donc sans réel riff guitare, qui fera le taf.

 

Pour conclure, tout en sachant que l’on reste dans le haut du panier, on s’en prend plein les oreilles à la première écoute mais il en manque un peu dans le coffre pour que la bonne surprise persiste aux suivantes. Pas évident effectivement quand les maîtres toujours en place sortent encore des albums « référence ». Par contre en prenant ce VI pour ce qu’il est, un bon album de thrash des années 2010, c’est quand même et surtout l’occas’ d’aller découvrir les premiers albums du groupe qui, eux, se démarquaient du lot.

photo de R.Savary
le 13/11/2013

4 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 13/11/2013 à 19:27:21

Je dois avouer, la honte au front, que je n'ai jamais écouté ce groupe ***** Bouuuuuuuuuuuuh, au piloro le lapin !!! *********

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 13/11/2013 à 19:30:43

Ben môa si, en 89, avec "In Search Of Sanity" : nana nanère.

Domain-Of-Death

Domain-Of-Death le 15/11/2013 à 09:31:02

je n'ai écouté que le Killing Peace de ce groupe, peut-être pas le meilleur mais SO THRASH:)

PogoTiM

PogoTiM le 16/11/2013 à 22:44:44

Un bon ptit coup dans le derche cet album !

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