Think Of A New Kind (t.a.n.k) - Symbiosis

Chronique CD album (48:00)

chronique Think Of A New Kind (t.a.n.k) - Symbiosis

L'hiver, les nuits sont longues, le sommeil rare et les conneries nombreuses.

Alors que je comptais appuyer sur le point qui devait être final de mon article, je glissais ma souris jusqu'à la croix rouge en haut à droite de l'écran. S'inscrivit alors : "Voulez-vous enregistrer les modifications du document "T.A.N.K chro" ?"

Le "non" sur lequel je cliquais trop rapidement, n'avais rien à voir avec le "non" de mes pensées.
Il fut suivi d'un "Non mais j'suis trop con !".
Je venais de te priver d'une chronique aussi drôle que juste, aussi fine qu'intelligente, aussi passionnante que le récit de cette histoire.

Un sentiment m'envahit alors, celui qui pue la flemme de refaire une chro dans le genre. Alors voici les principales infos à retenir.
Sans finesse, humour, originalité. [Comme d'hab quoi].

Pourtant, ce disque aurait mérité un peu d'originalité, on ne tombe pas souvent sur des groupes de la trempe de T.A.N.K. en France.
Des metalleux latins qui jouent un style et font les choses avec un état d'esprit scandinave, ça promet un choc des cultures. 


D'ailleurs, Domain of death vous avait fait partager son bon goût en faisant référence à des groupes suédois comme inspirations (Darkane et In flames en tête).

Et  il est vrai que le côté nordique est toujours présent dans ces riffs, dans l'harmonique des guitares etc.
Mais il est aussi ultra présent dans le son. Le groupe n'a pas eu à prendre un vol Ryanair pour enregistrer dans un studio à Stockholm. Il y avait tout sous la main, dans l'hexagone.
Lyzanxia, One-Way mirror, ça te parle ? C'est le son scandinave de chez nous...et à chaque fois se cache un Potvin derrière cette histoire. Ça ne loupe pas puisque l'on retrouve David aux manettes.

Foncièrement, il n'y a pas de gros changements sur leur formule depuis le 1er album de 2010, mais "le diable se cache dans les détails".
Dans celui d'un son particulièrement précis, où chacun est mis en valeur, la batterie en tête.
Puis les compos sont particulièrement ciselées. Le groupe a pas mal dégrossi un travail déjà fin en 2010. Cette fois encore ça déroule avec une grosse fluidité des titres homogènes, mais blindés de qualité. T.A.N.K réussit alors là où Dagoba se plante. Avec une certaine "légereté" sonore, le style musical du groupe oscille entre le thrash énergique et le puissant death aux accents mélodiques.
L'influence Arch Enemy (dans sa meilleure période) se fait d'ailleurs sentir dans la complicité des guitares.
Bref, pas hyper bourrin, mais pas non plus festif à danser la chenille (ce qui pourtant aurait été normal pour TANK MOUAHHHHH !)

Le résultat est presque bluffant d'efficacité. Certes les deatheux à grosses bollocks cracheront sur l'aspect mélo, mais les riffs bien acérés et hachés associés à une section rythmique bien furieuse, ont ce petit truc assez irrésistible et absolument pas lassant. 

photo de Tookie
le 08/03/2016

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