Wolfbrigade - Allday hell

Wolfbrigade - "Allday hell"
chronique Wolfbrigade - Allday hell

Un son de guitare comme une morsure, des aboiements rauques en guise de chant, une cavalcade rythmique telle une meute fondant sur sa proie : un fauve impossible à apprivoiser, tout au plus peut-on l'amadouer après de nombreuses écoutes.

 

Voilà à quoi on peut comparer ce deuxième album, après Lycanthro Punk, avec Micke au micro juste avant que la meute ne change de nom pour Wolfbrigade. On ne donnait pourtant pas cher de la bande après le départ de Jonnson issu des légendaires Anti Cimex.

Le retour est fracassant : fermez la bouche, ouvrez les esgourdes.

 

La production de ce méfait jouissif est globalement moins travaillée que les albums précédents comme si le groupe avait voulu revenir aux sources en changeant d'identité vocale. Miezko de Nasum a su tout de même capturer l'essence même de la violence de la horde.

L'espace sonore est ici entièrement occupé, ne laissant aucune place aux rares bouffées d'oxygène que les gaziers sauront ménager par la suite. Tout au plus peut-on espérer quelques solos très courts que ne renierait pas Fast Eddie Clarke.

En effet le rythme D-Beat est poussé ici à son paroxysme. C'est presque trop, tellement on a l'impression d'avoir un marteau piqueur nous la bourrant dans les tympans.

Les arrangements sont simples bien sûr, répétitifs, sapant les dernières forces que l'on veut préserver. Pas de répit, pas de trêve, le drapeau rouge est fièrement hissé. Les pleutres seront donnés à bouffer aux requins.

Un seul bémol pour ma part tout de même : la basse se noie un peu trop dans les déflagrations soniques.

 

Du côté des paroles, les pourris sont mis à l'amende : les cupides, les racistes, les égoïstes ramassent leurs dents à la balayette. Les boneheads sont même fortement invités à prendre le bateau qu'ils réservent à leurs victimes préférées. Que la coque soit trouée (réflexion personnelle).

 

Et que dire des décharges de chevrotine en peine poire que constituent "Riot Bob" et "No future" ? Certes, le thème de cette dernière est galvaudé mais il n'a jamais été autant d'actualité concernant les laissés pour compte du "Shitsystem".

La meute se fend également d'une reprise du plus frappé des Punks, GG Allin, avec le morceau "Shoot, knife, strangle, beat and crucify". De l'enfer où ce dernier doit être, il doit se taper sur la cuisse tellement cette cover surpasse l'original : fuck off and die ! Sur certains pressages, ce sont The Misfits avec "Death come ripping".
Ainsi, à force d'aligner respectueusement les références, Wolfpack/Wolfbrigade ne tardera pas à en devenir également une. In darkness you feel no regrets (rappelant le titre d'un album d'Antisect) en fera une pointure.

 

Allday Hell sulfate sans pitié comme un adolescent américain névrosé en promenade dans une école primaire.

Cet album féroce fait rentrer le D-Beat dans le troisième millénaire. Treize ans plus tard, il n'a pas perdu de sa force de frappe.

Au final, on ressort épuisé et impressionné par une telle débauche de SAUVAGERIE.

 

 

 



 

photo de Crom-Cruach
le 17/02/2013

1 COMMENTAIRE

cglaume

cglaume le 17/02/2013 à 19:22:25

Je note... :)

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