MASTODON + DOZER + EXTOL le 03/03/2005, La boule noire, Paris (75)

MASTODON + DOZER + EXTOL (report)
C'est en un pluvieux et FROID jeudi soir que se sont donnés rendez-vous les adorateurs du mastodonte à quatre têtes. Le temple ouvre à 19h mais, en piètre bigot que je suis, je me pointe à 19h40 (sans même me signer) et du coup je loupe la première litanie nommée EXTOL. Pour être plus exact je n'ai pu écouté que leur dernier titre - que j'ai d'ailleurs bien apprécié – et du coup je suis bien emmerdé quand des mecs arrivés 10 mins après moi me demandent « comment c'était EXTOL? » (ouais honte à moi!!! je sais...). En tout cas les membres du groupe ont l'air super jeunes c'est tout ce que j'ai pu retenir – un peu mince...

Puis c'est au tour de DOZER, et là je m'efforce d'être bien attentif pour me rattraper. Les quatre gars présents sur scène pratiquent une sorte d'indie rock tenté de stoner, et si cela peut paraître étrange qu'un tel combo puisse ouvrir pour MASTODON pour ma part j'y vois une certaine logique vis-à-vis du côté assez « wok'n'woll » de la tête d'affiche. Bref, passons. DOZER tente donc de capter l'attention d'un public assez sceptique et moyennement réceptif (je m'inclus dedans) en distillant ses riffs qui rappellent volontiers QUEENS OF THE STONE AGE ou bien du DOWN (un des side projects de Phil Anselmo de PANTERA) fleurant bon le bayou. Leur gratteux – qui doit être à la limite de dépasser la charge maximale au cm² autorisée sur le plancher de la scène – bouge comme un dingue et leur bassiste ainsi que leur batteur (qui a une frappe plus que raisonnable en passant) headbanguent également beaucoup; ils s'éclatent allègremment les bougres! Le chanteur, quant à lui, remplit sa part et s'en sort plutôt bien malgré une balance plutôt faiblarde pour le chant. Il tente également de communiquer avec le public qui sort ses cris de bête habituels, auxquels le bonhomme répond par un hilarant « désolé les gars, je ne parle pas l'homme des cavernes »...Puis les 35 minutes imparties se passent et les gars laissent la place à l'objet du culte...

Le matos est en place, l'obscurité envahit la boule noire et l'océan entre en scène: un sample de mer déchainée se fait entendre et l'entité MASTODON occupe l'espace qui lui est imparti. Ca débute avec « hearts alive » - une chanson de plus de 10 minutes pour commencer un set, faut oser!! - et là c'est du pur plaisir pour le fan que je suis. C'est super en place, les mecs ont une prestance et une aura démentielle (particulièrement Troy Sanders), c'est du respect que l'on sent émaner du public. Les titres de « Leviathan » occupent une place prépondérante dans le set mais les amateurs de « Remission » y trouvent aussi leur compte: les titres comme « Iron Tusk » ou « Blood and Thunder » explosent littéralement en live, il ressort le côté heavy plus que sur CD. La clé de voute de la musique de MASTODON qui est cette rythmique si particulière est impressionnante en live: le batteur n'en finit pas de breaker et d'asséner ses roulements et descentes de toms, le tout en balançant des contre-temps.... Ce mec est énorme!!!! Les plans des grattes sont terribles et super fidèles à ce qu'ils sont sur CD, le jeu des grattes qui se répondent ou qui se complètent à l'octave est vraiment excellent et appuyé par une basse monstrueuse qui, quand elle est saturée, nous donne l'impression d'une machine inarretable qui va nous broyer sur place. Certains titres comme « Megalodon » peuvent nous laisser un petit répit de quelques minutes et nous faire apprécier la qualité de compo de ce groupe au style unique et définitivement pionnier en la matière, mais c'est pour mieux se prendre des morceaux comme « crusher destroyer » en pleine poire. C'est « March of the fire Ants » qui remportera la timbale ce soir, visiblement attendu par la majorité du public, et son intro qui annonce la couleur style « vous la vouliez celle-là et ben la voilà mais soyez à la hauteur les gars ». Le public qui aura d'ailleurs été assez statique (contemplatif? Admiratif?) ce soir et aura vénéré comme il se doit le mastodonte divin.

Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, on se quitte avec une reprise des Melvins, un hommage pour ce groupe qui aura marqué le milieu underground des années 90. Troy nous lâche juste avant de quitter la scène qu'ils reviendront dans quelques mois pour des festivals: donc avis aux chanceux qui se rendront au furyfest, vous risquez de les voir débouler – alors ne les loupez pas!! Messieurs de MASTODON merci pour cette soirée en tout cas, vous etes un mythe et un groupe d'exception, oui oui rien que ça.
photo de Mat(taw)
le 29/05/2007

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