Sylak Open Air (Nashville Pussy + Banane Metalik) le 10/08/2013, Stade municipal, Saint Maurice de Gourdans

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Il existe peu de festoshs Metôl de plein air en Rhône-Alpes, pour d'obscures raisons sociologiques sûrement. Et j'ai découvert celui-là par hasard.
Avec sa troisième édition, le Sylak Open Air a réellement sorti la grosse artillerie pour une manifestation de taille modeste.
Perdu au milieu de la campagne de l'Ain à 30 km de Lyon, le Sylak Open Air a la particularité de ne posséder qu'une seule scène. Les groupes s'enchaînent donc à environ une demi-heure d'intervalle, en file indienne, obligeant chacun à respecter les horaires impartis de façon scrupuleuse. C'est un peu gênant quand vous êtes en pleine transe et que vous savez que vous pouvez vous carrer le rappel bien profond. Passé ce détail, le site bien que petit est agréable et ombragé ; les bénévoles et les employés du festosh sont très souriants et tous contents d'être là, mis à part évidemment les gars de la sécu, plutôt discrets, qui de toute façon ne sont jamais contents, les gars... Exception faite du gros couik nous ayant accueillis dans le champ servant de parking et qui était pour le coup réellement sympa.
Les sempiternels stands sont peu nombreux mais assez originaux. L'un d'eux est même consacré au Sea Sheperd.
Voilà pour l'ambiance générale placée sous le signe de la bonne humeur et de la tolérance même si on y croise deux ou trois tondus habillés de fringues griffés d'une marque arborant un lion, proximité de Lugdunum oblige.

Arrivé vers 16H15 sur le site, j'ai manqué un certains nombre de groupes comme Cult Of Occult et dont je me foutais comme de ma première quenotte. Bière.
17H10 : A cause d'une visite impromptue au tabac du village du coin, j'ai débarqué réellement sur le site pour écouter enfin un groupe, avec ma douce, alors que le set de Mondo Generator avait déjà débuté. Bière.
Je ne suis pas un spécialiste du groupe formé par Nick Oliveri, ne possédant qu'un album de celui-ci. Le nom du groupe vient d'un titre de chanson composé par Oliveri pour l'album Blues For The Red Sun de Kyuss. Les Américains sortent leur premier album intitulé Cocaïne Rodeo en 2000. Juste histoire de permettre de situer le groupe.
Nous avons donc affaire à un gros Stoner Rock vaguement Punkoïde pour l'énergie scénique. Le Nick en question est plutôt froid avec le public : limitant au maximum la communication. Qu'importe, les mecs envoient le bousin. Que ce soit le batteur en mode bûcheron, le guitariste bien énervé et Môsieur Oliveri impressionnant, tout en muscle, tatouages et hurlements. Ça joue vite, ça joue fort, ça transpire l'urgence d'un rock crasseux. Un set intense malgré le manque de communication des bonhommes.

Une demi-heure de pose bière/coup de fil à une organisatrice pour savoir où et comment va se dérouler l'interview de Banane Metalik et les zombies débarquent sur scène pour faire leur balance, alors qu'une foule très respectable s'est rassemblée pour accueillir les gore'n'rollers. Des problèmes de retour. Bière.
18H05 : Sur la musique du parrain bientôt reprise par leurs instruments, les Banane Metalik font leur entrée sur scène, grimés comme les meilleurs figurants d'un film de Romero, le contre-bassiste ayant le cerveau à nu par exemple. Miam, j'adore.
Et là changement d'ambiance radicale avec le groupe précédent, Ced666, impressionnant leader de la formation harangue le public, crache, brasse, manie la batte ou la machette (factice forcément), descends dans la foule, invite une partie du public à monter sur scène en les attrapant lui-même. Au bout de trois morceaux, on ne voit plus les zicos qui continuent à balancer leur mélange survitaminé de Punk et de Psycho. Tout le monde redescend rapidement sans embûche alors que les Banane enchaînent les titres les plus marquants de Nice To Meat You ("Maniac", "Nice To Meat You", "Strip Or die", "Pussycat"), quelques titres tirés de leur premier Ep Sanglantes Confessions et leur premier album Requiem De La Dépravation, additionnée d'une grosse louche de titres de l'album Sex, Blood and Gore'n'Roll notamment les énormes Les Enfants des Ténèbres, Au Royaume de l'hypocrisie, Opus 666, Ride In Peace et Vade Retro Banana reprenant le thème des Contes de la Crypte. Gros pogo, mini circle pit (que votre serviteur, distrait, a la bonne idée de traverser avec ses 60 kg tout mouillé pour rejoindre sa belle), bonne humeur, chaleur, bonheur.
Les Banane sont des showmen accomplis et Ced666, un monsieur déloyal parfait. Ces mecs transpirent l'amour du live, de leur musique et ça se sent. Chapeau bas messieurs.

18H55 : Pose bouffe.

19H25 : Coup de fil à Cyrielle de l'orga et débarquement dans le carré VIP pour l’interview des Bananes. Le chef de la sécu (ou un sous-chef, allez savoir) étant un gros c... comme tout chef de la sécu qui se respecte, il prie gentiment ma femme, désormais à moitié sourde, d’attendre avec le commun, dehors. J'insiste, pas moyen. Fais chier.
Bières pas plus VIP que les autres. Guitariste d'Eyehategod au bar, rien à secouer.
19H45 : Interview des Bananes : cool. Coca. (Ben quoi ?)

20H45 : Retour auprès de ma douce qui s'est consolée avec une crêpe au Nutella et a récupéré une partie de son audition en regardant des combats de sumo en toc.
Eyehategod jouent depuis peu. Bière.
Nous décidons d'un commun accord d'aller flâner dans les stands, le groupe ne nous passionnant pas outre mesure.

22H00 : Elmer Food Beat : parfois une heure dure plus d'une éternité. Zapage au bout de 10 minutes et discussion avec Will Argunas dessinateur très sympathique de BD et de superbes carnets de croquis des festivaliers du Hellfest nommés Pure Fucking People. Dédicace. Bière. Stands.

23H25 : Blaine et Bonnie, remplaçante de Karen Cuda, montent sur scène pour faire leur balance. Ça braille dans le public. Jeremy s'installe derrière ses fûts. Problème de retour.
Le gars à la console tente de comprendre l’accent de Blaine. Ça braille de plus en plus fort. Boudiou où est Ryuter ? se demande la foule imbibée.

23H35 : Début des hostilités au moment où la furie Ruyter Suys débarque en courant des backstages, envoyant la purée sans coup de semonce. Le public est chaud marron.
Et c'est partie pour une heure trop courte de pures hymnes rock'n'roll alignant les odes à la drogue, la picole et la baise. Trois morceaux après le début du set, Ryuter, déchaînée, a déjà pétée deux jeux de cordes. Ce qui nous vaut un moment amusant alors que la blonde échevelée tente d'accorder sa deuxième guitare, à l'oreille, en faisant chut au public hystérique avec un clin d’œil complice.
Les hits s’alignent avec, de mémoire et dans le désordre : High As Hell, She's Got The Drug, Go Motherfucker Go, Gonna Hitchhike Down to Cincinnati And Kick The Shit Outta Your Drunk Daddy, Keep On Fuckin', I'm So High, Why Why Why,... étrangement pas de titres de l'album Get Some, pourtant excellent, et un gros manque : Piece Of Ass, THE titre punkoredneck par excellence du groupe. La petite bassiste rondelette assure comme une grande alors que Blaine se pète la voix en nous crachant à la tronche, tous ses mauvais conseils pour une bonne hygiène de vie. Les Américains sont des pros à l'énergie bluffante.
Le groupe quitte finalement les planches après avoir chaleureusement remercié le public français. Blaine nous gratifie d'une sorte de pas sautillant et comique après avoir foiré son jet de chemise trempée dans la foule. Il manque juste Ruyter, étalée de tout son long et qui reprend son souffle. Elle rejoindra finalement ses complices dans les bras d'un roadie en nous saluant, hilare, de son majeur dressé.
Soixante petites minutes sont passées à la vitesse de la lumière et tout le monde aurait bien voulu que cela dure encore, jusqu'au bout de la nuit.

Le lendemain, ce sera au tour d'Agnostic Front, Downset, du Bal des Enragés, d'Eluveitie et de Biohazard d'investir la scène de ce festival ô combien sympathique mais c'est une autre histoire qui se déroulera sans votre serviteur.

photo de Crom-Cruach
le 09/09/2013

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