Apolline - No longer rain

Apolline - "No longer rain"
chronique Apolline - No longer rain

J'entamais un énième mois sans chronique haineuse.

J'étais sur les nerfs, fallait qu'un truc sorte, que j'm'énerve, que j'rappelle un peu qui j'étais !

Mais non, depuis des mois j'étais devenu un tiède. Un mec qui trouvait les choses cools, sympas, ou même excellentes. Bref, un connard toujours positif. La seule chose que je n'aimais pas, c'était de me voir comme ça.

 

Puis Apolline était là, avec cette présentation sur FB : 

 

"Il est impossible de ne pas être touché par la voix d'Arthur Navellou, imprégné par des chanteurs tel que Bertrand Cantat (Noir Désir) et Jim Morrison (The Doors). Nous invitant, par ses textes, à se redécouvrir soi-même, tantôt en anglais et en français. Le tout porté par des mélodies accrocheuses et envoûtantes.

Apolline rappelle l'efficacité brut du rock anglo-saxon actuel (Muse, Foo Fighters) mais reste attaché à de solides bases 70's (Led Zeppelin, Pink Floyd). Les lourds riffs de guitare savent aussi faire place à des ambiances plus pops, voir progressives (Incubus, Coldplay, Archive)."

 

Influences : Incubus / Muse / Foo Fighters / Black Keys / The Mars Volta

 

Je me frottais déjà les mains.

"Putain, fallait oser une présentation pareille !"

J'étais prêt pour un carton. Allez, 1ère écoute, j'vais être intraitable.

 

Et là je n'ai plus bronché. Un 1er album excellent : 40 sur 48 minutes PARFAITES. Les 8 autres minutes ne sont même pas des naufrages.

J'avais bien les défauts sous les yeux : 

des structures assez convenues, comme un petit air de déjà-entendu, la sensation (sans fondement !) d'un "produit" monté pour plaire. Tout est trop beau.

 

Les influences The Mars Volta n'y sont pas, mais le reste se tient. 

C'est bien, même que l'on passe d'une langue à l'autre, dans l'intégralité, en picorant un titre ça et là.

C'est plutôt bien écrit.

 

Le négatif est là, mais on l'oublie par le bon moment qu'on passe. 

L'album passe par plusieurs rythmes, tous les bonshommes sont bien inspirés. Et merde.

On peut l'écouter en bagnole, à la maison, qu'il fasse beau dehors qu'il pleuve ou autre, il y a une dose rock'n'roll dans cette galette qui peut trouver preneur y compris pour "le grand public" pour ses inspirations pop-rock relativement burnées.

 

Faut dire aussi que c'est rythmé. Rythmé et changeant.

Bref, on ne s'emmerde pas, sauf un poil sur la fin où on a l'impression que le groupe a tant donné avant qu'il n'y a plus de jus.

Qu'importe, on reste sur le bon souvenir des 3 titres à la suite en fançais : 

"Shook up" / "Mauvais genre" / "L'accidentelle" bien écrits dans notre belle langue qu'on dénigre injustement lorsqu'il s'agit de rock.

Puis il y a tout le reste, dans un anglais parfait avec un son très propre, avec une énergie qui ne part pas dans tous les sens.
Rien de bien osé, mais un désir de bien faire.

On prend son pied, on ne le lâche pas une seule fois. 
C'est accrocheur (depuis les phrasés jusqu'au son d'une basse qui rebondit bien), c'est vivant et s'il fallait parier sur un poulain pour l'avenir du rock français grand public, c'est sur lui que je miserai. (Même si je me trompe souvent, mais ça c'est parce le commerce de la musique est généralement injuste)

photo de Tookie
le 30/09/2013

1 COMMENTAIRE

Geoffrey Fatbastard

Geoffrey Fatbastard le 30/09/2013 à 12:49:11

Musicalement proche de groupes comme The Wankin Noodles ou The 1969 Club. Les groupes en "THE" en fait. La vague garage pop déferle en France. Tout va bien, nous avons juste 10 piges de retard en France.

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