Audrey Horne - Waiting For The Night

Chronique CD album

chronique Audrey Horne - Waiting For The Night

Né au début de ce millénaire comme un projet parallèle de musiciens reconnus de la scène Metal extrême norvégienne, Audrey Horne a su tout de suite retenir l'attention avec premier album inattendu et surprenant puisque qu'il dévoilait un groupe influencé par Faith No More. Par la suite, le groupe s'oriente plus vers un Heavy Rock voire un Hard Rock fleurant bon les 70's et 80's. Ce qui était au départ qu'une récréation pour Ice Dale (Enslaved), mais surtout Tom Cato Visnes, Thomas Tofthagen et Kjetil Greve (tous trois issus de Sahg), est devenu une formation solide et référentielle, à force d'albums de qualité et de concerts explosifs. En effet, c'est sur scène que le groupe gagne sa réputation et donne toute la mesure de son talent. En 2011, sur un créneau plus que compliqué (le dimanche matin vers 11h), il délivre une prestation dantesque, courte mais intense, qui reste mon meilleur souvenir de cette édition du Hellfest. Il est donc logique de voir débarquer aujourd'hui ce Waiting For The Night, enregistrements compilés des concerts donnés à Bergen les 12 juin et 10 novembre 2018.

 

Audrey Horne joue à domicile et ça s'entend. Le vocaliste, Toschie, un tatoueur réputé de la deuxième ville de Norvège s'exprime dans sa langue maternelle, au grand bonheur d'un public chaud comme un midi saharien, répondant présent à la moindre sollicitation, tapant des mains sur l'intro de "Pretty Little Sunshine", reprenant comme un seul homme quasiment tous les refrains, et ce dès "This Is War " stratégiquement joué en début de set. Je sais que le public norvégien est habituellement difficile à bouger, mais on tient là l'exception qui confirme la règle, agissant comme le sixième membre du groupe, poussant ce dernier à se donner peut-être encore plus qu'à son habitude.

 

Je l'ai déjà écrit, en concert, le Heavy Rock d'Audrey Horne prend toute son ampleur sur scène et on sent bien que chaque musicien déroule sa partition avec une aisance déconcertante. Vintage sans être old school, restant fidèle à ses modèles tout en conservant une certaine modernité. À la croisée dès chemin entre le Iron Maiden de la première moitié des années 80, (on peut souvent penser à Powerslave) Thin Lizzy et Kiss, les riffs sont bétons, les mélodies ultra entêtantes et les refrains catchy au possible. A de nombreuses reprises, les guitares évoquent Ritchie Blackmore, que ce soit Deep Purple ("Youngblood", impression renforcée par la présence d'un orgue Hammond) ou Rainbow ("Light Your Way").

 

Si la setlist, fort logiquement, fait la par belle au denier album en date du groupe, ce dernier n'en oublie pas pour autant ses débuts puisque No Hay Banda (une autre référence à David Lynch) est représenté par un "Weightless" paradoxalement particulièrement heavy, mais surtout l'éponyme avec la doublette "Blaze Of Ashes" et "Sail Away", superbe power ballad qui, s'il elle fait un peu retomber la pression, ne gâche en rien l'intensité d'un live implacable de bout en bout. Et oui, pas moins.

photo de Xuaterc
le 26/03/2020

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