Tagada Jones - Le feu aux poudres

Tagada Jones - "Le feu aux poudres"
chronique Tagada Jones - Le feu aux poudres
La Bretagne, au même titre que Metz ou Grenoble fait partie des forces vives du punk, c´est dans ce contexte que des individus en cours de physique ont décidé de prendre le train en route, pour finalement être une motrice (les punks fréquentant les squats, lisant des fanzines DIY ont décroché la loco à partir de plus de bruit). Donc après un nombre impressionnant de concerts, des participations à tire la rigot dans diverses compilations et un dvd pour leur dix ans, les Tagada reviennent devant le décor.

Et ils ne sont toujours pas contents, les thèmes abordés sont toujours les mêmes : l´écologie avec "cargo", la religion avec "kamikaze", (in)justice avec "Thérapie",... Et comme d´ hab nos braves dérives sociales ont le droit d'être citées ici : égoïsme, dérive capitaliste, détournement des technologies. la télévision et les média ont le droit à leur lot de critiques tout au long de l´album à travers certains couplets assassins. En gros rien de bien neuf côté paroles et engagement, juste un bon renouvellement des paroles aussi hargneuses que la voix de Nico. Elles sont plus teintées d´optimisme que dans "l´envers du décor". Gus est lui par contre absent aux chant.

Par contre côté musique ceux qui comme moi attendaient un "endroit du décor" vont être surpris. Musique plus dure et cependant moins violente tirant presque vers l´indus. Les compos sont moins basées sur les beats techno que sur les précédents disques où Gus est présent. Celles-ci sont plus compactes. Les morceaux sont calibrés (pas dans le sens commercial ; mais les compos ne dénotent pas entre elles, elles sont unies comme pour un concept album). Les Rythmes sont faciles, énergiques et entraînants. Trop facile pour être honnête ? Non car les guitares sonnent beaucoup plus dur, plus mécanique ; alors que les samples se fondent dans la masse pour en ressortir à très peu de moment. Mention spéciale pour BoiBoi et son jeu de batterie excellent.
Doberman s'est encore fendu d´un sublime artwork. La version digipack contient quatre morceaux bonus : un duo Tagada/La phase electro rock presque festif ; deux remix electro (un de Shane cough et de bonik dread), trop portés sur les machine à mon goût. Par contre "combien de temps" encore en acoustique avec Guizmo en chant et Pascal Lamour (multi-instrumentaliste Breton) à la guitare sonne extrêment bien. Cette version contraste énormément avec la piste cachée qui dépote tout. Ce morceau aurait pus ouvrir les hostilités car il fait le lien (musical) entre "l´envers du décor" et ce "feu aux poudres".
photo de Sepulturastaman
le 24/04/2006

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