Ulver - Flowers of Evil

Chronique CD album (37:56)

chronique Ulver - Flowers of Evil

Norway's finest: Hugin et Munin

 

Flowers Of Evil... Les Fleurs Du Mal... La dernière fois qu’un groupe scandinave s’est revendiqué du recueil de poèmes de Baudelaire, le résultat n’a pas été des plus brillants. Espérons que cette fois-ci, la déception ne doit pas au rendez-vous.

La meute est donc de retour. Et c’est désormais acté: Fenrir s’est mué en Hugin ou Munin (je ne sais jamais, je n’ai jamais réussi à les différencier), la musique des Osloïtes est définitivement plus proche de celle de la bande de Dave Gahan que d’Immortal, les yeux noircis au charbon sont maintenant soulignés d’un trait de eye-liner. Ulver, sur Flowers Of Evil, s’est également débarrassé de ses atours expérimentaux que l’on retrouvait encore sur The Assassination of Julius Caesar ou à plus forte raison sur ATGCLVLSSCAP. Les seules expérimentations qui sont ici offertes à l’auditeur se situent au niveau de la recherche sonore, en particulier concernant les claviers. En presque vingt-cinq ans de carrière, le fan a été confronté à d’incessants changements, mais un tel dépouillement formel (qu’on pouvait retrouver dans une moindre mesure sur Kveldssanger ou Shadows of the Sun) est assez surprenant.

Les structures privilégiant les enchaînements couplet / refrain sont très largement majoritaires, Ulver a clairement emprunté la voie de la Pop. « Russian Doll », « Little Boy » et « Nostalgia » qui avaient été présentés avant la sortie officielle de Flowers Of Evil, ne laissaient planer aucun doute. Mais sous ses dessous mainstream, ses mélodies lumineuses, pointent en permanence une noirceur familière. Sous son enrobage Synth-Pop, Ulver reste ce loup aux abois. Seul « Machine Guns And Peacok Feathers » se voit doté d’une guitare vraiment Rock et raccroche musicalement le groupe à son glorieux passé.

Ces instrumentaux finement ciselés servent d’écrin à la voix d’or de Kristofer Rygg dont les talents et les qualités de chanteur ne sont plus à démontrer. Son timbre chaud et gorgé de feeling fait une fois de plus des merveilles, chargé d’émotions parfois contradictoires.

Le doute n’est plus permis: quel que soit le style abordé, Ulver l’éclabousse de sa classe grâce à une capacité assez effarante à composer des titres et un album au très fort pouvoir addictif. L’une des sorties les plus marquantes de 2020 à n’en pas douter.


 

photo de Xuaterc
le 10/10/2020

3 COMMENTAIRES

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 10/10/2020 à 20:32:39

La pochette est terrible.

pidji

pidji le 10/10/2020 à 21:27:33

J'ai pas réussi à entrer dedans celui-ci autant que son précédent, pour le moment.

Eric D-Toorop

Eric D-Toorop le 11/10/2020 à 09:57:45

And One, Haujobb, Covenant, synth 90's are back ^^

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