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Les interviews Imperial State Electric - Interview du 13/05/2017

Imperial State Electric - Interview du 13/05/2017 | COREandCO

Membre(s) interviewé(s) :
Nicke, Tobias & Tomas

Les interviews Imperial State Electric
Imperial State Electric

« There's a time to live, and a time to die, when it's time to meet the maker » (The Clairvoyant, 1988)

Mai 2017, nous voilà en route vers la parisienne pour, enfin, après un trop long temps d'attente, voir Imperial State Electric. Voir ISE Live, live, live !
C'est en mode tour-bus dans une petite voiture, dans un train, dans un TER, sur internet, que nous révisons en tripotée multimodale, nos grands classiques du groupe. On a les crocs, impatients que le temps passe jusqu'au moment tant attendu. En groupe, c'est bien, mais c'est individuellement que l'on attend. Que l'on attend quelque chose de ce concert à venir.
Parce qu'effectivement, mai 2017, me voilà également en route vers Nicke Andersson. En mode solo. Moi en tout cas. Il est prévu que Nicke soit solo également, mais les duels en interviews, on sait comment ça se passe, je finis souvent en minorité. L'attente est encore plus intense. Le stress en plus. J'envie déjà ceux qui se boivent quelques bières tranquille pour la réduire cette l'attente. Moi déjà je ne le contrôle plus ce temps.
C'est « juste » un musicien certes, mais comme l'a déjà dit Cyril, ISE c'est le meilleur groupe du monde. Alors comme The Hellacopters c'est aussi le meilleur groupe du monde juste avant, ce n'est pas rien d'aller se la jouer à lui poser des questions à ce Nicke Andersson (quand pouvoir voir le groupe en entier en concert était déjà énorme et aurait largement pu suffire). Sachant qu'il a déjà dans sa besace des tonnes de réponses déjà données depuis plus de 20 ans, il va falloir la jouer serrée pour ne pas nous faire perdre nos temps. ISE, Entombed, The Hellacopters, Dismember, Fred Estby et l'histoire du Death Metal, The Solution, MC5, le DVD Goodbye Cleveland, les livres Swedish Death Metal et Du Kérosène Dans les Veines… Il y en a pourtant déjà une bonne tripotée de réponses dans ces productions. Et Nicke, sur le pont de la péniche du Petit Bain, lui, boit tranquille un café, téléphone à la main, T-shirt Black Sab' sous son cuir et chapeau sur la tête. C'est le premier passage à proximité de la salle flottante histoire de se rassurer. Je regarde. Je ne suis pas seul à être seul. Je ne sais pas depuis combien de temps la personne, dans son sweat à capuche Bathory, patiente avec tous les ISE en vinyl à la main. Il fait beau.

Je relève quand même ma casquette et marche droit devant. J'ai mis ma veste avec un patch Dismember au cas où (comme pour Entombed, c'est Nicke qui a dessiné le logo). Après tout « le résultat » de l'interview, et la pénible à faire retransmission ensuite, c'est secondaire. J'y vais pour moi. Après ce que j'ai vu et lu, je veux voir ce qui se cache de réel derrière ce musicien hors pair. Aux réussites surnaturelles.
Moderne et préparé, j'ai stocké mes questions dans un fichier sur mon téléphone. Le fichier ne s'ouvre pas. L'espace temps vient de se raccourcir à une vitesse folle. Je suis très serré. Je m'appuie alors sur mon fidèle calepin, lui dit que je suis un crétin et lui promets de ne jamais l'abandonner. Je retrouve quelques idées, en gribouille de nouvelles, j'ai du mal à faire des phrases, même si je griffonne jamais de phrases entières, ça ne sonne pas comme d'habitude. Surtout ne pas tomber dans la redite… Rester more « human than human », c'est la base pour ne pas se perdre. Mais il y a tellement de sujets qu'il faudrait aborder. Après ça ne peut fonctionner que si on ne bafouille pas. Et là c'était mal parti. Tic tac toc. De loin Nicke prend à nouveau un café sur la péniche, assis tranquille, au téléphone, puis s'éclipse. C'est pour moi l'heure d'y aller.

Nicolas programmateur du Petit Bain et Jean-Luc le tourneur mettent tout en place pour que l'échange se passe bien (merci !), et nous voilà à 4 sur le ponton haut - vraiment chouette - de la péniche, vue sur la seine, avec 3 décontractés et 1 bafouilleur accompagné de son enregistreur de bafouilles. L' interview, sa froide retranscription texte, est-ce qu'elle est, la rencontre elle était vraiment chouette. Chaleureuse. Acceptation de photo et dédicace en final à l'appui, dans une ambiance qui s'est détendue le long de l'interview. Nicke (guitare-voix) d'abord en retenue, Tobias (guitare-voix) ultra bienveillant du début à la fin, Tomas (batterie) très timide mais toujours à l'écoute.

Forcément je repartirais bien heureux, par contre, je n'aurais toujours pas à nous révéler la formule pour réaliser une telle musique. À la lecture vous comprendrez qu'ils sont les plus gros fans de musique qui existent, qu'ils écoutent, jouent et travaillent leur jeu chaque seconde possible de leur temps disponible, et que ça doit forcément y être pour quelque chose. Love, Sweat and Tears. Mais pour la formule magique - parce qu'évidemment il y a de la magie -, peut-être aurais-je du remarquer que la seule réponse possible était, depuis la première seconde de mon premier passage, déjà écrite sur le t-shirt Black Sab' de Nicke : « WE SOLD OUR SOUL FOR ROCK'N'ROLL ». Mais oui ! Parce que sinon je ne vois pas… Voici quand même ces quelques mots que nous avons pu échanger ce samedi 13 mai 2017 pour que vous puissiez en juger par vous même. Bonne lecture.

(English version below)

 

Comment se sont passés les premiers concerts de cette -mini- tournée, notamment ceux en Grèce où vous jouiez pour la première fois ?

 

Tobias : C'était chouette ! De bonnes vibrations !

Nicke : C'était super. Je pense qu'il y avait moins de monde à Thessalonique, mais le concert était meilleur. C'était davantage détendu, plus relax. Mais tout s'est très bien passé !

 

Le public réagit-il différemment d'un pays à l'autre ?

 

Nicke : Je ne pense pas que les différences soient liées aux pays, mais plutôt en fonction de où dans le pays, de quand, si c'est en semaine ou le week-end, de l'humeur du public, de la salle où a lieu le concert… c'est lié à plus de choses que « juste » le pays.

Tobias : J'y pensais en Suède, je pense que la réaction est différente entre une grande ville par rapport à une plus petite. Mais c'est aussi lié à ce que l'on ressent sur scène. On se fait une idée d'une situation alors que peut-être ce n'est pas du tout ce que ressent le public.

 

J'ai par exemple lu qu'en Espagne le public était assez « actif » ?

 

Nicke : Pareil ça dépend. Entre Barcelone et Madrid c'est différent. À Bilbao de même, ça ne sera pas comme à, hum, Valence par exemple. Mais par contre, effectivement, en Espagne ça se passe plutôt bien pour les groupes de rock. Peut-être parce que là-bas c'est moins « tendance » ...

Tobias : Dans le bon sens !

Nicke : … ce qui est très bien pour nous car nous sommes le groupe le moins « tendance » ayant jamais existé sur cette terre !

Tobias : Je pense qu'en Espagne ils aiment tout simplement passer du bon temps. Quand ils sortent ils veulent « juste » passer un bon moment, c'est pour cela que ça ressemble davantage à une grosse fête.

 

Et la façon dont réagit le public vous impacte-t-elle ?

 

Nicke : Évidemment ! Tout ne dépend pas que de nous, mais des interactions. Même si notre show est très très bon, c'est un échec si le public ne passe pas un bon moment. Peu importe la qualité de notre concert, il y a ce moment quand tout se rejoint et qu'apparaît cette « magie », ou appelle cela comme tu veux. Peu importe la façon dont ça va arriver, mais quand Le moment arrive, il arrive.

Tobias : C'est un peu comme une fusée en kit, ça doit… atteindre un certain niveau et il faut que le public en soit pour que ça puisse décoller. (audio disponible si quelqu'un souhaite vérifier que j'ai bien compris la version anglaise de la phrase. N.D.R.T).

 

Partir en tournée vous permet-il de revoir des amis dans des lieux où vous avez déjà joué ?

 

Nicke : Oui… enfin, pas trop. Depuis que nous sommes à ce niveau on doit s'occuper de tout, ce qui nous rend assez occupés TOUT le temps.

Tobias : On n'a pas tant que ça de temps pour traîner ou prendre quelque bières.

Nicke : Une fois arrivés à la salle, il faut installer le matériel, faire les soundchecks, installer le merch, là je suis en train de te parler, ensuite c'est le dîner, puis le concert. Après il faut ranger le matériel. Et puis on a besoin de dormir car le départ sera tôt le lendemain, du coup…

Tobias : Et puis ce ne serait pas forcément si sympa de rester traîner car quand on est prêt pour prendre un verre après le concert les gens sont déjà chauds ou ivres.

Nicke : Mais oui quand même on revoit des amis !

 

C'est vous personnellement qui calez les concerts ?

 

Nicke : Non.

 

Parce qu'il y en a tellement peu chez nous, des Hellacopters à ISE, que je me demandais s'il y avait un problème avec la France ?

 

Nicke : On est déjà passé 2 fois à Paris avec ISE. On a ouvert pour les Guns 'N' Roses, c'était notre premier passage (en 2010, c'était en fait à Lille, et super conditions pour voire un concert de ISE… N.D.R.T), ensuite on a joué…

Tobias : C'était pas il y a 3 ans ? (c'était en 2013. N.D.R.T)

 

Mais vous avez fait tellement de -mini- tournées depuis…

 

Nicke : En fait ça dépend de l'agent que tu as, du management que tu as… Ce n'est vraiment pas un choix du groupe.

 

Tu veux dire que ce n'est pas tout le temps la même personne qui cale vos concerts ?

 

Nicke : Non, parfois tu travailles avec une personne mais ça ne fonctionne pas, alors tu changes de personne… Mais je connais Jean-Luc (de Jostone Traffic, qui a calé les 3 concerts de 2017 en France. N.D.R.T) depuis 20 ans du coup c'est bien de travailler avec lui sur la France comme il connaît le pays.

 

Nicke, depuis les Hellacopters jusqu'à ISE en passant par The Solution ou Death Breath, on peut remarquer que d'un groupe à un autre tu es souvent accompagné des mêmes collaborateurs  : par exemple, Dregen (guitare), Fred Estby (production, choeurs), Linn Segolson (choeurs), Clarisse Muvemba Lidstöm (choeurs)… Et aujourd'hui dans ISE, les mêmes musiciens depuis le début, ça fait très « famille » tout ça. Le groupe est-il pour toi comme une famille et passez-vous du temps ensemble au-delà de la musique ?

 

Nicke : Non… (hum). Faire de la musique avec le groupe c'est « passer du temps ». La musique c'est ce que je fais, je ne fais rien d'autre, donc c'est à la fois « travailler » et « passer du temps ». Et la raison pour laquelle je travaille avec Fred Estby est que c'est mon ami. C'est aussi simple que ça.

Tobias : Linn, c'est une excellente chanteuse, alors pourquoi ne pas travailler avec elle !

Nicke : Oui bien sûr elle est excellente, donc évidemment je pense à elle en premier. Mais je n'ai jamais pensé à tout ça en fait.

 

Avec toutes ces mêmes personnes à tes côtés depuis aussi longtemps peut-on dire que tu as a la capacité à voir dès le début avec qui travailler ?

 

Nicke : Non, c'est de la chance. Après, nous sommes toujours là, donc on dirait que ça fonctionne ! Bien sûr, tu ne peux pas savoir dès le début, mais tu as un ressenti. Il n'y a rien d'autre, pas de « boule de cristal ».

 

Comment vous en sortez-vous avec vos plannings, le temps pour ISE, celui pour peut-être un autre groupe, pour avoir du temps libre… et avez-vous des pressions, par le label ou autre, pour sortir des disques, faire la promotion, puis partir en tournée… ?

 

Nicke : Nous sommes maintenant tous parents, donc il n'y a pas beaucoup de temps libre.

Tobias : Nos enfants sont nos employeurs !

Nicke : Du coup il n'y a pas vraiment de temps libre. Alors oui, on peut s'imaginer ce que l'on ferait si on en avait, probablement je jouerais encore plus de musique. Mais les choses sont ce qu'elles sont, pour moi en tout cas.

Tobias : Bien entendu on fait tous des « trucs », et des « trucs » autres que la musique, mais je ne pense pas qu'il y ait quelque pression, pour les tournées ou…

Nicke : Aussi, nous ne sommes pas à nous asseoir et à nous dire « on doit aller tourner là-bas ». Ça ne fonctionne pas comme ça. On doit passer par les promoteurs, le tourneur, on reçoit des propositions, puis, enfin, ça ne dépend pas que de nous.

 

Sur cette tournée, les « nouvelles » chansons sont-elles encore « nouvelles » pour vous, et le public semble-t-il les apprécier ?

 

Tobias : On dirait bien.

Nicke : Oui !

Tobias : Je pense que le public aime bien les nouveaux morceaux. Ça fonctionne, enfin pour la grande majorité, parce que d'un côté les morceaux vont bien avec...

Nicke : Parce que c'est toujours le même groupe.

Tobias : Exactement, et c'est là où je voulais en venir. Ce sont des nouvelles chansons mais elles vont bien avec les autres. On a maintenant 5 albums, plus d'autres enregistrements…

Nicke : Et il y a de bons morceaux sur chaque album…

Tobias : Qui fonctionnent bien ensemble…

Nicke : Et nous ne sommes pas à dire « oh cet album est meilleur que les autres », c'est juste des chansons différentes.

Tobias : Qui vont toutes bien ensemble en concert.

 

Avec maintenant tous ces morceaux, dont certains que vous avez dû jouer de très nombreuses fois, vous n'avez pas envie de ne jouer que les nouvelles quand l'album sort ?

 

Nicke : Non. Je suis un fan de musique, c'est la première chose, ensuite je suis un musicien. Ma vision initiale est toujours celle du fan, de ce que j'aimerais qu'un groupe fasse. Si je vais voir un groupe que j'aime, je ne veux pas juste voir les nouveaux morceaux, je veux entendre de toutes les périodes. C'est pour cela que l'on fonctionne de cette façon. Et je pense que c'est ce que font la plupart des groupes. Si tu ne joues que le nouvel album, hum… Parfois ça peut prendre un peu de temps à se souvenir d'une chanson, alors si tu ne joues que les chansons du nouvel album je ne pense pas que le concert soit aussi bon que…

Tobias : Oui, tu peux parfois voir des groupes qui jouent davantage de nouveaux morceaux…

Nicke : C'est ce qu'on fait.

Tobias : …Il faut voir la chose en terme de pourcentage, et peut-être que dans 2 ans on jouera davantage de ces « aujourd'hui » nouvelles chansons, mais tout est histoire de bon mix, de bon ratio.

 

Vous n'avez peut-être pas cette perception, mais votre dernier album est si bien que vous pourriez le jouer en entier…

Nicke : Oh merci.

… Comme vous n'êtes plus à en faire la promotion, puisqu'il est sorti il y a 1 an, et que l'on connaît maintenant tous les morceaux ! Et puis il doit bien y avoir de vieux morceaux que vous n'avez plus envie de jouer ?

 

Nicke : Oui parfois on se lasse d'un morceau, alors on arrête de le jouer pour quelques concerts, et puis c'est bon pour le jouer à nouveau.

Tobias : Généralement on change par-ci par-là la setlist.

Nicke : Mais il y a des morceaux que l'on veut jouer à chaque fois car ils fonctionnent et ont leur place, comme le dernier morceau, et, si tu vois, ils forment, hum… un cadre. Et il y a les morceaux que tu peux changer.

Tobias : C'est comme une structure.

 

Faites-vous la setlist ensemble et chacun d'entre vous y a-t-il ses « préférées » ?

 

Nicke : Oui parce que ce ne sont pas les mêmes pour tous.

Tobias : Oui, je pense.

Nicke : Je veux que l'on fasse à chaque fois les chansons de Dolf comme ça je ne chante pas ! Et je peux rester concentré sur la guitare.

 

Les 2 premiers albums des Hellacopters ont été récemment re-pressés en vinyl, alors que ceux de ISE sont difficiles à trouver, comme par exemple Reptile Brain Music. Des plans pour eux ?

Nicke : Ils sont difficiles à trouver ? Waou je ne savais pas. Je le dirai au label. Mais pour Reptile Brain Music c'est différent, nous sommes passés par un autre label, et ça n'a pas fonctionné. C'est triste quand ça se passe comme ça. Si on pouvait faire marche arrière on changerait cela. Mais c'est bien d'avoir ce genre de remontées pour que l'on puisse le dire au label.

Tobias : Oui c'est un bon retour.

 

Vos vinyls se vendent vite dès qu'ils sortent, alors il y a toujours des personnes qui n'ont pas pu se le procurer.

 

Nicke : C'est quelque chose d'assez étrange pour les compagnies de disques qui se plaignent des gens qui n'achètent plus de disques mais quand ils veulent en acheter un, ils ne le font pas re-presser. C'est assez contradictoire, assez idiot. Si j'avais un label et que je voyais les gens en vouloir encore, j'en re-presserais encore ! Quel est le problème ?

Bien sûr, et pas besoin d'en re-presser des millions d'exemplaires.

Nicke : Oui, je ferais par 500. Et je suis certain que les 500 exemplaires pour toute l'Europe se vendraient.

 

Êtes-vous « propriétaires » des morceaux si vous deviez ressortir un album ?

 

Tobias : Une licence est achetée par …

Nicke : Non, hum... oui, je suis propriétaire des morceaux mais ils sont sous licence pour une certaine période, et quand cette période est terminée on peut faire ce que l'on veut. Donc ils restent nos morceaux.

Tobias : Tu peux toujours demander à qui est en charge de la distribution d'un album de le re-presser, mais ça restera leur décision de le faire ou non.

 

Quel est le futur, les prochains morceaux, car si je suis certain que vous en avez déjà plusieurs, sont-ils prêts à être enregistrés ?

 

Nicke : Oui certains ! On était juste en train d'en parler. Je pense que cette année nous allons sortir un album live, on a envie de faire un de ces « classic » live car nous n'en avons pas et cet été (2017. N.D.R.T) je serais pris par les concerts des Hellacopters, mais je pense que l'on va enregistrer un nouvel album cette année, mais qui ne sortira pas cette année. Donc le prochain album studio devrait sortir, au printemps prochain ? Quelque chose comme ça. J'espère.

 

Les morceaux, les paroles, les mélodies… tout est déjà prêt ?

 

Nicke : J'ai peut-être, à peu près, 40 chansons en démos prêtes à être enregistrées, donc ce n'est pas un problème.

Tobias : La matière est là.

Nicke : Il faut juste que l'on trouve du temps pour les répéter et ensuite les enregistrer.

 

Bonne nouvelle cet album live ! La setlist du concert de ce soir sera-t-elle celle de l'album à sortir ?

Nicke : Non, c'est déjà enregistré !

Ok, mais le tracklisting ?

 

Nicke : hum…., Non !

Tobias : Je ne pense pas que ce sera la même setlist. Ce n'était pas la même quand nous avons enregistré.

Nicke : Ça a été enregistré sur l'année passée. (2016. N.D.R.T)

 

Ça veut dire que vous avez enregistré plusieurs concerts…

Tobias et Nicke : Oui.

… pour avoir la setlist parfaite ?

 

Tobias : Ce sera une sélection de morceaux choisis.

 

Si vous avez prévu une sortie en vinyl, ce sera un simple de seulement 42 minutes ou bien un double de 80 minutes ?

 

Nicke : Et bien, il est prévu de sortir un double si on a joué assez bien ! Mais oui on veut que ce soit un double.

 

Et vous savez déjà sur quel label ?

 

Nicke : Oui, il sortira sur Psychout Records et Sound Pollution.

 

Savez-vous qui est l'auditeur de Imperial State Electric ?

 

Nicke : J'aime à penser que ce sont des personnes différentes, de tous genres. À ce que l'on peut voir aux concerts, il y a des jeunes, des plus âgées…

Tobias : Des femmes et des hommes,

Nicke : … des metalheads, des punk-rockers, des rockers… Et ça me plaît, je ne pense pas qu'il y ait un « type » bien précis.

 

En tant que musiciens, plus jeunes, un groupe, un album, une chanson a dû particulièrement vous toucher, qu'est ce que cela vous fait d'avoir des personnes qui peuvent ressentir ces mêmes émotions via votre musique ?

 

Nicke : Je vois ce que tu veux dire, j'ai 44 ans maintenant, et je ne comprendrai jamais cela. C'est très difficile à saisir pour moi, et …

Tobias : Tu peux le comprendre, au moins rationnellement j'entends. Si tu vois ce que je veux dire.

Nicke : … oui mais comme je le disais, je suis moi-même un fan, alors comprendre que ma musique puisse toucher des personnes comme celle d'autres groupes peut me toucher, c'est assez surréaliste. C'est génial mais très difficile à saisir. Tu dois te pincer le bras. Oui c'est génial mais c'est dur à comprendre.

 

 

> XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX <

RAW english :

 

 

How were the first shows of this - small - tour, and more specifically those in Greece where I red it was your first ones ?

 

Tobias : It was fun ! Good vibes !

Nicke : It was great, I think in Thessaloniki there was less people, but it was a better show. More loose, more relax. But that was all good !

 

Do people react differently to your songs from one country to another ?

 

Nicke : I don't think it's so much the country, but it's more or like where in the country, if its a week day or a weekend, what mood the crowd is in, which venue… more than only the « country ».

Tobias : I thought about it in Sweden, but I think there's a different reaction in big cities than in smaller ones. It's also linked to the vibe you get on stage. You think it's this, or that, and the audience don't agree at all !

 

For exemple I red that audience in Spain is quite « active » ?

 

Nicke : Again it's also different. There is Barcelona and Madrid, and they are very different. Bilbao too is different from, hum, Valencia. But in general, yes Spain is pretty good for rock music. Maybe it's little less « trendy »...

Tobias : In a good way !

Nicke : … which is very good for us because we're the less trendy band ever that walked this earth !

Tobias : I Think in Spain they just like having a good time. When they go out, they just want to have a good time, that's why it looks like more like a party.

 

Do the way the audience reacts to you music impacts you ?

 

Nicke : Of course ! It's not all about us, it's about interactions. Even if our show is really really good, it's not good at all if the audience is not having a good time. It doesn't matter how good we play, you know, it's one of thoses things, when that works together, then there's that « magic » or whatever. It never matters where that is, it's just when it happens, it happens.

Tobias : It's like a multi-parts rocket, it has to be like you… get up to a certain level, the the audience has to be on it, and it all goes from there.

 

Does touring allow you to meet friends at places you've already been before ?

 

Nicke : Yes.… I mean, not a lot. Since we're on this level we do everything by ourselves and we're pretty much busy ALL the time.

Tobias : We haven't that much time to hang out and have a few beers

Nicke : By the time you get to the venue you set up, soundcheck, fix the merch, now I'm talking to you, then it's dinner, and showtime. Then we pack down. And you need to get some sleep because you're leaving early the next day, so...

Tobias : And it would not be that fun to hang around because people that come are really pissed and drunk when we are ready to !

Nicke : But sure we meet friends !

 

Do you book the shows by yourself ?

 

Nicke : No.

 

Because there are so little shows in France regarding to ISE's history or even Hellacopters that I was wondering if there was a problem with France ?

 

Nicke : With ISE we've been in Paris twice before. We opened up for Guns 'N' Roses, that was our first time (in 2010 but that was in Lille), and then he we played...

Tobias : Wasn't that 3 years ago ? (it was in 2013)

 

But you've done so many « short-tours » since

 

Nicke : But it depends what kind of agent you have, you know, what kind of management you have… It's really not up to the band.

 

You mean it's not the same person everytime booking the shows for you ?

 

Nicke : No, sometimes you work with someone but that doesn't work, so you switch to another one… But I've known Jean-Luc (of Jostone Traffic, who booked the 3 shows in France this 2017) for 20 years, so, that's why it's better to work with him for France, as he knows the country.

 

Nicke, from The Hellacopters to Imperial State Electric, by The Solution, we noticed that there are a few people that have always been there on many of your bands' records : Dregen, Fred Estby, Linn Segolson, Clarisse Muvemba Lidstöm… and now with ISE being the same musicians from the beginnings, it looks like there is a “family” notion. Is the band a “family” and do you spend time together beyond the music ?

 

Nicke : No… (hum). Working for the band is “spending time”. Music is what I do, I don't do anything else so it's both work and spending time. And the reason why I work with Fred Estby is because we are friends. It as simple as that.

Tobias : Linn, she's a great singer, so why wouldn't you work with her !

Nicke : Yes of course she is great so of course I would call her first. But I haven't really thought about it.

 

As these people are by your side from a long time now, do you have the ability to know at first sight who you can play music with ?

 

Nicke : No, it's all chance you know. And I mean, we're still here, so obviously it works ! Of course you can't know about, but you have got a feeling. And there's nothing more than that, there is no “crystal ball”.

 

How do you deal with your schedule, about the time needed for Imperial, then with maybe another band you play with, about time staying alone… and do you have pressure, by a label or something else, to make a record, do promotion, then go on tour… ?

 

Nicke : We're all parents now, so there's not much free time,

Tobias : Our kids are our employers !

Nicke : And there's actually no free time ! But if I had more time I would probably play even more. That's just what it is, for me at least.

Tobias : Of course we all do “stuff”, and “others stuff” than playing, but I don't think there's any pressure, about, touring or…

Nicke : It's also, hum, we don't sit around and talk to each other, and say “we wanna tour there”. That's not how it works. Yo go through the promoters, and the agency, and you get proposals and then, you know, it's not up to us.

 

During this tour, playing the new songs, are they still “new” for you, and did the listeners enjoy it ?

 

Tobias : I think so…

Nicke : Yes !

Tobias : I think they like the new ones. I think it works, well, I mean, a big majority because someway it fits with the others...

Nicke : Because it's still the same band.

Tobias : Exactly, and that's my point. It's new songs but it fits with the others. Now it's been 5 records, plus some others stuff…

Nicke : And there are great songs from every record…

Tobias : And it all works…

Nicke : And we don't feel like “oh that album is better than the other”, it's just different songs.

Tobias : And it all works in a live situation

 

Having so many songs now, and some played many times, don't you feel like playing only the new ones when a new record is out ?

 

Nicke : No. For me I'm a music fan, that's number 1 for me, then I'm a musician. So my perspective is always from the fan perspective, what I would like a band to do. If there is a band that I like and I go to see a show, I don't want to only hear the new songs, and want to hear everything. That's why we do that. And I think that's how most artists and band do. If you only play the new record, hum, sometimes it takes a while for a song to get stuck in your head, and if you only play news songs from the new record, I don't think the show will be as good as…

Tobias : Well, maybe you see some bands play a little bit more of the news songs…

Nicke : We do that

Tobias : … Think of a percentage, but maybe in 2 years we'll play more of these new songs, but it's still about a good mix.

 

A point of view that you may not have, is that your last record is so great that you could play it entirely !

 

Nicke : Oh thank you.

 

And now that you're not into promoting it anymore as it's been out last year, we all now it by heart ! And you may be tired of playing some of the old songs ?

 

Nicke : Yes sometimes you get tired of a song, so you don't play it for a few shows and then you play it again.

Tobias : Yes we usually try to change a little bit here and there the setlist

Nicke : But there are always some songs that we always want to play because it works good, like the last song, and you know, you have like, hum, a template. And then you have few other songs that you can switch around.

Tobias : It's like a structure.

 

Do you all have your wishes on the setlist, the ones each of you absolutely want to play ?

 

Nicke : Yes, because everyone has different songs

Tobias : Yes I think so.

Nicke : I always wanna do Dolf's songs because I don't have to sing ! And concentrate on my guitar.

 

The first 2 Hellacopters vinyls have been repressed while the Imperial State electric ones are still hard to find, for example Reptile Brain Music. Have you planned to repress it ?

 

Nicke : They're hard to find ? Waou I didn't know that. I will tell the record company. But for this one it's different because we were on another label, and that didn't worked out, and it's sad when it goes like that. If we could go back, we probably would change that. But it's good to hear things like that so we can talk to the label.

Tobias : Yes it's good feedback.

Look, when it's out your vinyls sell fast, so there are always people who missed it

Nicke : That's a strange thing with record company who complain that people don't buy records but then when people want to buy a record they don't repress it. There's a contradiction there, very silly. If I had a record abel and see that people want more, I would press more ! What's the problem ?

 

Sure ! And that doesn't mean you have to repress millions copies !

 

Nicke : Yes I would repress of 500 at a time. And I'm sure that 500 throughout Europe that would sell.

 

Are the property of the songs yours if you would like to repress an album ?

 

Tobias : It licensed to your...

Nicke : No, hum, yes, I own the songs but you licensed it for a certain time period, and then when that's done we can do whatever we want to. So, it's still ours.

Tobias : But you can always tell whoever is distributing it to repress it, but it's up to them.

 

What about the future, the news songs, because I'm sure you have a lot of new songs but are the ready to be recorded ?

 

Nicke : Yes quite a few ! We were just talking about it. I think this year we will put out a live album because we want do do one of those “classic” live albums, because we haven't' had one and this summer I'm doing the Hellacopters shows, but I think we will record a new album this year, but it will not come out this year. So the next studio album will maybe be out, next spring ? Something like that. I'm hoping.

 

The songs, the lyrics, the melodies… it's all ready ?

 

Nicke : I have probably ,maybe, 40 songs ready, from demos to record, so that's not a problem.

Tobias : The material is there.

Nicke : We just have to find time to rehearse it and then record it.

 

This live album is a great news ! Does the setlist you'll play tonight will be the one for the live record ?

 

Nicke : No, it's already recorded !

 

Ok, but the tracklisting ?

 

Nicke : Humm, no !

Tobias : I don't think it's going to be the same setlist. We had different ones when we recorded.

Nicke : It's been recorded over a year ago.

 

It means you've recorded many shows ?

 

Tobias : Yes,

Nicke : Yes,

 

… to have the perfect setlist ?

 

Tobias : You'll have a selection of songs we picked

 

Will it be in vinyl, and if so, will it be a 42minutes long one or a 80 minutes if it's a double ?

 

Nicke : Well, the plan is to make a double if we played good enough ! But yes we want it to be a double.

 

And do you already know wich label you'll deal with ?

 

Nicke : Yes it will be out though Psychout Records and Sound Pollution.

 

Do you know who the ISE listener is ?

 

Nicke : I like to think that it's different people, all kinds. Judging from what we see at the live shows, there are young people, older people…

Tobias : Women and men,

Nicke : … metalheads, punkrockers, playing rockers…. Which I like, I don't think there is a certain “type”.

 

As musicians, younger you must have been into a band, a song, an album… How does it feel to have people having the same emotions with you music ?

 

Nicke : I know what you mean, I'm 44 now, and I will never understand that. It's very hard to grasp for me, and…

Tobias : You can understand it, I mean, rationally in a way. Kind of, If you know what I mean.

Nicke : But it's like I said, I'm a music fan myself, so for me to understand I'm touching people with music the way other bands touch me, it's very surreal. It's awesome but it's very hard to grasp. You have to pinch yourself in the arm. Yes it's amazing but it's hard to understand.

 

> XXXXXXXXX> "that's all folks!"

Merci au groupe, au Petit Bain (Mathilde, Johannès et Nicolas) pour le concert, l'interview et l'accueil, à Yasemin @ Pirate Smile pour l'aide et les infos, à Jean-Luc @ Jostone Traffic pour le concert et l'interview, aux Cadins-Nogueira & Guéguens pour les photos et vidéos, à Cyril & fils pour l'échange. Et surtout à C.Cadin pour la relecture et les corrections.
"Thank you, goodnight Cleveland".

(complément d'info : l'interview du groupe le même jour par Rudy Charis sur : albumrock.net)

photo de R.Savary
le 06/08/2017

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