Impericon Never Say Die (The human abstract + Vanna + Suicide Silence + Emmure + As Blood Runs Black + Deez Nuts + The Word Alive) le 13/10/2011, Cabaret Sauvage, Paris

The human abstract + Vanna + Suicide Silence + Emmure + As Blood Runs Black + Deez Nuts + The Word Alive (report)
Comme tous les ans depuis maintenant 4 ans, ce qui est aujourd’hui devenu l’Impericon Never Say Die tour représente l’un des plus grand rendez-vous de la scène Hardcore/Metalcore sur Paris. J’ai trouvé l’affiche de cette année un poil moins alléchante que celle de l’année dernière, mais elle garde grossièrement la même gueule que celle de 2010 : Vanna, The Human Abstract, As Blood Runs Black, The Word Alive, Deez Nuts, Emmure et Suicide Silence !
La petite déception pour moi a été de voir qu’Oceano s’était fait remplacer par As Blood…, mais bon le malheur des uns a sûrement fait le bonheur des autres…
Autre changement, la salle ! L’année dernière le fest avait pu se passer à l’Elysée Montmartre, cette dernière étant partie en fumée, c’est au Cabaret Sauvage qu’a été programmée cette édition. Et bien que ce soit une bonne salle, ça ne vaut pas l’Elysée Montmartre… surtout pour le son. La scène étant dans le creux de la fosse et pas forcément très haute, on se prend beaucoup d’aigues de cymbales dans la gueule. Et sans bouchons, ça fait mal…

La soirée commence avec Vanna, un petit groupe de ricains qui commence à faire parler de lui en se montrant sur de belles affiches aux côté notamment de Whitechapel, Attila, Arsonists Get All The Girls, The Chariot, Oceano, etc… Et comme cette année l’affiche est calquée sur celle de l’année dernière, on a donc droit à notre premier groupe d’un Metalcore mielleux et juvénile, que certains osent appeler Post Hardcore… On est donc dans un style complétement comparable à celui de We Cames As Romans, cette musique me parait un peu trop pré-pubère et sucrée mais ça ne regarde que moi ! On peut aussi se dire que c’est une manière plutôt progressive de commencer la soirée !

On enchaîne ensuite avec The Human Abstract. Le style reste assez similaire, bien que ces californiens offrent des structures un peu plus élaborées et des compos également plus riches en arrangements, on est parfois dans un registre proche de Periphery. Ça joue sans problème mais on n’est pas dans le riff des souterrains qui fait vibrer le parquet, ni dans les infrabasses déclencheurs de moshparts hystériques. La musique est particulièrement technique, donc on est plus à regarder comment ça se passe sur le manche des gratteux (sans arrières pensées) plutôt qu’à se laissé entrainer dans le pit ! Ce fût donc un concert sympa qui donne envie de s’intéresser à l’album !

C’est à partir de maintenant qu’on commence à taper dans le gras ! Avec une bonne partie du public fringué à leur effigie, c’est en terrain conquis qu’As Blood Runs Black a foulé les planches du Cabaret Sauvage. Bien que pour ma part je trouve leur musique un peu linéaire, ils ont quand même foutu un sacré bordel dans le pit ce soir ! Ils ne sont pourtant pas restés longtemps avec à peu près 6 morceaux. Les As Blood savent commencer un concert en beauté, ils ont donc fait leur increvable « In Dying Days » en ouverture de set ! Le groupe fait preuve d’une très bonne présence scénique et le public n’a aucun mal à se laissé mosher sous les breakdowns. La voix paraissait un peu en retrait mais bon, c’est un détail qui n’a pas empêché les coreux de passer un bon concert !

Au tour maintenant d’un combo dont j’ignorais l’existence avant de les voir sur cette affiche : The Word Alive. C’est un peu dommage qu’ils soient passés après As Blood, non seulement d’un point de vue notoriété, mais également stylistique. Bien que ces ricains claquent des passages Deathcore qui défouraillent pas mal, ils auraient sûrement plus trouvés leur place après The Human Abstract. The Word Alive fait partie de ces groupes qui ont des instru bétons, des compos foutrement vénères, mais d’un coup ils se la jouent pop-stars, à chaque refrain… ça m’a un peu rappelé Across The Sun ou Becoming The Archetype, ce metalcore aux passages très lourd mais toujours sur nappes de clavier, et à la voix souvent chantée –même si le registre vocal n’a à peu près rien à voir. Comme dans BTA, le clavier sert pour les petits arrangements éléctro bien trendy. Le problème sur ce genre de truc est que la voix claire est bien plus dure à sortir en live, même en cas de justesse (j’ai dit "en cas"), la voix se fond dans le reste puisque les mecs ont rarement le coffre qui va avec… Mais j’arrête de faire ma langue de pute, le concert était plutôt sympa et il y a vraiment de bonnes compos. Il suffit d’adhérer au style…

On change radicalement de bord maintenant, car je pense pouvoir dire qu’on abandonne le metal le temps d’un set, pour laisser place au Hardcore ! Je vous parle pas de Hardcore "New-school" à la Your Demise ; là c’est du HxC, du vrai, du dur et du rugueux ! Au même titre qu’on avait pu avoir Comeback Kid à l’affiche l’année dernière, cette année notre groupe de Hardcore de référence sera les australiens de Deez Nuts ! Le concert commence sur l’intro du dernier album « How About Some Hardcore », qui est tout simplement un sample de Hip-hop que je n’aurais pas hésité à catalogué de rap US si ils n’avaient pas été australiens… Vous voyez donc peut-être mieux de quels "Hardcore" je parle. C’est donc une ambiance super conviviale comme on a l’habitude d’en voir sur ce genre de concert, les refrains se reprennent en chœurs, et les riffs incitent à jumper comme une balle à Rolland-Garros ! Le seul problème a encore était le manque de basses lorsqu’on est sur les marches, vu que la musique en elle-même n’en génère pas beaucoup (contrairement aux groupes précédents), on est vite saturé d’aigue. C’est sûrement pour ça que j’ai trouvé la voix un peu en arrière, surtout lorsqu’il ne gueule pas. Mais ça ne nous a pas empêché d’assister à un bon concert de HxC dans les règles de l’art ! Il faut dire que Deez Nuts a su finir son concert comme il se doit en enchainant « DTD » avec « Stay True » et une autre de l’album précédent. Une bonne découverte en live !

Il est maintenant temps d’accueillir le mammouth de la soirée : Emmure !ça sera pour moi le meilleur concert de la soirée, tant au niveau du son que pour l’ambiance dans la fosse. Leur dernier album ayant était adulé par tout le milieu du Deathcore (voir plus loin), je crois que ce concert était attendu par la grande majorité d’entre nous… Emmure a été l’un des groupe qui se sera le plus rapproché du son de leurs albums sur scène, pourtant c’est également un de ceux qui utilise le plus de d’effets ponctuelles (scratch, samples,…). Avec le concentré de basses qu’est ce combo, je peux vous dire que le problème d’aigüe qui fait saigner les oreilles est réglé ! Le pit s’est une fois de plus déchainé sur cette machine pachydermique, bien que la fosse et le son qu’ils avaient eu l’année dernière était bien meilleure… Emmure continue de nous offrir les classiques qu’on attend (« When Keeping It Real Goes Wrong », « 10 Signs You Should Leave »…), mais également les nouveaux obus de Speaker Of The Dead comme « Dogs Get Put Down », « Demons With Ryu », « Solar Flar Homicide » et autres… Ce fût encore un sacré concert de bourrin que la bande du Connecticut nous a balancé là, même si je dois dire que l’Elysée Montmartre me manque!

On commence à avoir mal aux pattes et c’est l’heure pour Suicide Silence d’investir la scène ! Quoi qu’on en pense, ces californiens sont tout de même l’une de principales icône du Deathcore, et vu le nombre de t-shirt « PULL THE TRIGGER BITCH », ce n’est pas le public de ce soir qui me contredira… Suicide Silence est là pour promouvoir la sortie de leur dernier album : The Black Crown. Ce dernier ayant reçu un accueil sacrément mitigé, y compris parmi leurs fans ; j’avoue être resté plutôt perplexe aussi… Je l’ai trouvé juste fade, linéaire, répétitif, il y a toujours quelques bonnes idées, mais pas assez. Enfin bref, en ce qui me concerne je les attendais au tournant !
Le combo commence par un titre de The Black Crown, puis enchaine tout de suite avec « Wake-Up » ; inutile de préciser l’ébullition générale de la fosse, tout le monde reprenant en chœur ce "tube" de l’album précédent. En ce qui concerne la prestation, il n’y a rien à en redire : le groupe a vraiment fait le show, surtout Mitch qui a un charisme à en retourner la foule (c’est d’ailleurs un peu ce qui s’est passé avec les nombreux circle-pit) ! Il en a même défoncé une enceinte de retour, à force de faire le corbeau prenant son envol. J’étais également curieux de voir la performance vocale du bonhomme en live, et je dois dire qu’il a tout de même du mérite parce qu’il arrive à enchainer des parties vocales pas toujours évidentes ! Suicide Silence a clôturé la soirée en beauté avec son fameux « No Pity For A Coward » où il y avait plus de monde sur scène que dans la fosse !
Ce fût un bon concert, mais je devais être trop fatigué pour pouvoir en profiter vraiment…

Voilà ! Encore un (Imperial/Impericon) Never Say Die tour de passé, on devra attendre un an maintenant avant de voir à nouveau le fleuron de la scène metalcore réunie en une soirée. J’espère simplement que l’affiche sera un poil plus alléchante que cette année, car si l’année dernière j’ai eu de bonne surprises et de bonnes découvertes, ça n’a pas vraiment était le cas sur cette édition.
photo de Domain-of-death
le 04/11/2011

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