Eths - Ankaa

Chronique CD album (57:42)

chronique Eths - Ankaa

Cette fois c'est moi qui me colle au petit nouveau Eths, Sepulturastaman s'étant déjà occupé de leur sortie précédente, III (2012), dixit «un excellent album» (Season Of Mist). Comme il est absolument trop cool, il me laisse donc chroniquer «l'album de l'exploration» (Season Of Mist). Enfin, c'est ce que je pense qu'il entendait par «lol».

 

Trève d'ironie:

 

Eths fait partie de ces groupes, à l'instar de Black Bomb A et AqME, que tous les 15-35 ans français ont côtoyé de près ou de loin pendant leur adolescence, l'assumant plus ou moins ensuite. En tout cas, tous ceux qui appréciaient gardent en général une bonne image de ce qui est considéré comme les 2 meilleurs albums du groupe: Soma (2004) et plus ou moins Tératologie (2007) .

 

Il faut être honnête: SOM n'est pas complètement à côté de la plaque en disant qu'il s'agit d'un album d'exploration, et les circonstances qui ont entourés la naissance de Ankaa ne sont pas des plus pratiques (renouvellement de la quasi totalité du line-up depuis III, dont Candice -chanteuse et founding member- , ce qui laissait présager le pire pour une partie des fans).

 

On retrouve donc pour cet album: Rachel (LA Rachel qui faisait une cover de Sybreed dans «La France A Un Incroyable Talent» il y a 3 ans. T'en fais pas Rachel, on est tous passés dans des trucs compromettants, on ne te juges pas là dessus.), Damien (Basse), Stéphane (guitare, dernier founding member et compositeur principal du groupe depuis ces débuts) et dans les guest: Dirk Verbeuren (batteur actuel de Soilwork)  et Sarah Layssac (chanteuse actuelle d'Arkan).

 

Au vu de ce line-up à priori plutôt bien, je me demandais si Ankaa (l'étoile la plus brillante de la constellation du Phoenix, tous les titres de l'album faisant référence à une étoile ou des thèmes mythologiques d'ailleurs) allait réussir à égaler Tératologie voire Soma, ou si nouveau line-up+  exploration= St Anger local. En fait, comme souvent, on est dans une sorte d'entre-deux.

 

Le point fort d'Ankaa est sans conteste l'ambiance:  épique (Nefas), gothique (Nefas, Nixi Dii) , moyen-orientale (le chant de Sarah sur Nihil Sine Causa, Amaterasu, Sekhet Aaru), néo-classique(Seditio), ambiante (Nixi Dii, Sekhet Aaru, Alnitak )... Un côté de Tératologie que l'on retrouve bien plus présent tout au long de l'album, bien travaillé au sein de chaque titre (Sekhet Aaru est même un petit bijou rappelant vaguement Am' Ganesha'n). On sent que les Eths ont vraiment essayé de faire quelque chose qui sort de l'ordinaire, et de le faire bien.

 

Basiquement, Ankaa est un mélange de Tératologie et III. Mais les choses étant bien sûr toujours plus compliquées, il y a quelque chose en plus dans cet album sans parler des ambiances, chose qui nous vient justement de Rachel qui a aussi contribué à la composition de cet album. En parlant de Rachel, comment s'en sort-elle au chant?

 

Eh bien en clair comme en growl, bien. On ne perd pas au change, même si évidement c'est différent (moins de parties parlées, les ambiances et le chant de Sarah aidant aussi). Elle amène également un certain côté Cyber (Nihil Sine Causa, Amaterasu, Nixi Dii, Kumari Kandam, Alnitak)  Rock (HAR1, Kumari Kandam) et Metalcore ricain sur l'ensemble de l'album.

 

Sur certains titres, tout ce beau monde coexiste assez bien (Nixi Dii qui est un bon exemple d'ancien et nouveau Eths, Seditio, Amaterasu pour les performances vocales, Alnilam, Alnitak). Sur d'autres, c'est assez bordélique (Nefas, Nihil Sine Causa). Globalement la seconde partie de l'album (à partir de HAR1) passe mieux car mieux construite.

 

Ce qui fait que cet album n'arrive pas plus à m'enthousiasmer que ça, c'est parce que ça reste Eths. Un Eths bien réalisé, plutôt inspiré et innovant pour le groupe, mais non. Avec ce nouveau son de guitare à la Sonic Syndicate que je déteste, le Cyber et Metalcore que globalement je n'aime pas, ces riffs simplistes... non. Passé 17-20 ans c'est un mélange qui ne fonctionne plus, même avec toute la bonne volonté que le groupe et moi-même peuvent y mettre.  Dommage, il y a quand même un gros travail d'immersion et la pochette (réalisée par Nicolas Sénégas) est sympa.

 

Ce peut-être dernier Eths d'après ce qu'on en dit,  présente des innovations intéressantes qui plaira à la partie ouverte de leurs plus ou moins vieux fans, décevra les autres et confirmera la rupture avec le Core actuel des derniers.

 

Orion, orion m'appelle...

 

 

photo de Al Maazif
le 16/06/2016

3 COMMENTAIRES

sepulturastaman

sepulturastaman le 16/06/2016 à 11:18:19

Un appel de ce style la : https://www.youtube.com/watch?v=5iAOnWX2yss&hd=1

Xuaterc

Xuaterc le 16/06/2016 à 11:38:37

Très bonne référence Sepult'

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 16/06/2016 à 12:09:01

une plaque anecdotique

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