Sofy major - Idolize

Sofy major - "Idolize"
chronique Sofy major - Idolize

A croire qu'ils ont des vers dans les oreilles les clermontois de Sofy Major ! Incapables de tenir en place, ces mecs explorent une autre facette de leur personnalité bien plus noisy que le post-hardcoreux (aussi classique qu'efficace que réussi) "Permisson to engage".

Un autre facette, un peu commme le bonhomme avec la tronche en polygone sur la pochette, plutôt réussie et carrément dans l'air du temps graphiquement.

 

Le split avec Membrane avait déjà laissé entendre que le groupe prenait un petit virage noise.

On retrouve une basse bien vrombissante, un truc à la Unsane

Ho, surprise, fin 2012 on apprenait que le groupe travaillerait avec Andrew Schneider à Brooklyn, le producteur de, j'vous l'donne en 1000.

Ouais Unsane, vous le saviez.

On sait donc à quoi s'attendre...

 

Mais y'a une lourdeur, une lenteur ("Steven the slow") stoner-sludgienne, un côté répétitif lancinant (light) sur "UMPKK Pt2" pour la dose de Texas.

A côté de ça "Comment" a les qualités d'un bon titre de Baroness comme "Bbbbreak"). Même meilleur qu'un titre issu d'un des deux derniers albums du groupe. (En même temps, c'pas compliqué).

Y'a des morceaux hyper incisifs, d'un hardcore brûlant avec des putains de bons riffs ("Aucune importance"...entre 12 pistes) et une section rythmique qui met des taquets à tour de bras.

Sur "Power of their voice" (une reprise de Portebello Bones) on retrouve même toute cette efficacité avec un son qui s'est Krugerisé

 

 

En gros, chaque piste a la volonté de toucher un peu à tous voisins du Noise...tout en pondant des morceaux...un peu tubesque.

Le monde n'est pas encore prêt de les voir débarquer sur Virgin Radio, cette musique n'étant evidemment pas gérable pour un station pucelle en musique burnée. Mais je maintiens, il y a un côté tubesque pour les habitués, et même pour les autres : il y a un truc assez accrocheur à chaque fois. Que ce soit par les mots ou les notes.

 

En résumé ? On bande.

 

Il serait bien trop beau de se laisser bercer par le groupe pendant 45 min.

Sofy Major a quitté Clermont Ferrand pour se perfectionner dans l'art d'attacher ses auditeurs par les pieds à l'arrière d'un pick-up qui démarre à tout berzingue sur une route poussiéreuse. Chaque fois que leurs cordes vocales ou de leurs instruments tremblent c'est un caillou qui nous égratigne un peu plus la tronche. Chaque virage  nous fait bouffer le buisson hors de la piste : c'est lourd, viril, fort, puissant.

 

Bref parfait pour nous, les hommes.

photo de Tookie
le 04/06/2013

1 COMMENTAIRE

pidji

pidji le 04/06/2013 à 15:30:34

Pour le moment j'accroche moins que les 2 titres de leur dernier split 7" avec Uncle Touchy. Je vais réessayer dès que possible quand même !

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