High On Fire - Spitting Fire Volume 1 et 2

High On Fire - "Spitting Fire Volume 1 et 2"
chronique High On Fire - Spitting Fire Volume 1 et 2

Antithèse total de la musique made in West Coast telle que l'on peut se la représenter dans les clichés, High On Fire pratique, depuis presque quinze ans maintenant, un brouet électrique et hautement jubilatoire de Stoner, de Doom et de Rock motörheadien. Le tout sous l’influence probable de toutes un tas de psychotropes arrosés de whisky.

 

Loin d'avoir un son net et artificiel, Spitting Fire Volume 1 et 2 rassemble deux performances du gang enregistrées respectivement au Music Hall of Williamsburg et au Bowery Ballroom, le tout mixé par Greg Wilkinson et Kurt Ballou qui ont su capter l'odeur de sueur collant au trio.

 

Véritable témoignage de la puissance de feu du trio sur les planches, Spitting Fire est une ode au rock crasseux, suant la mauvaise bière et montée sur une pute poilue et camée jusqu'à l'os.

A lui seul Pike fait le bruit de 100 guitares crachant leurs accords, comme d'autres leur jus, mettant à mal toutes les étiquettes des journaleux du monde entier concernant le style du groupe. L'hydre à trois tête travaille en effet à faire l'apologie du dieu Rock dans toute sa démesure et sa caricature, un point c'est tout.

Car sur les planches, High On Fire est une machine à broyer la viande et à balancer des boules de feu par le cul. Un espèce de Noël pour dingos sourds et saouls où le sapin serait remplacé par une six cordes tout en gardant la déco, surtout les boules et les guirlandes électriques. Pendant ce temps, le petit Jésus se ferait un rail juste avant de se lancer dans le pit en braillant des versets de l'Apocalypse selon Saint Lemmy(49% motherfucker, 51% son of a bitch).

 

Un simple regard torve sur la tracklist de ce double album suffit à renseigner sur la puissance que peut étaler le truc.

Tous les « hits » du trio diabolique sont là :" Devilution" , "Fertile Green", "Frost Hammer", "Fury Whip", "Snake For The Divine", …

D'autres comme "Serums Of Liaos", acquiert un chouia de pêche en plus qui semblait manquer à certains au début de l'album De Vermis Mysteriis. Pour ma part, je le trouvais déjà parfaitement parfait à l'origine.

Intéressons-nous, tout de même à quelques morceaux de façon plus précise, pour ne pas être taxé de fainéantise.

"Devilution" est juste un carnage libérant une horde de Huns sanguinaires dévastant votre salon.

"Frost Hammer" s'acoquine lui avec l’équipage viking le plus violents de l'histoire de la marine : haches, mur de boucliers et crânes fracassés sont ici portés au pinacle.

Pour "Fury Whip", ce sont les cris d'un Balrog qui raisonneront dans vos esgourdes et qui pulvériseront tous les Gandalf de la création.

"Snake For The Divine" conclue l'hécatombe (putain de solo de malade) en coupant un pouce de chacune des victimes, histoire de faire les comptes à la porte des Enfers, devant Saint Lemmy (49% motherfucker, 51% son of a bitch).

 

Si la civilisation était une maladie infectieuse, Spitting Fire serait son antibiotique tel une symphonie barbare dédiée à la mémoire de Robert Howard.

Ce double album expose en effet tout le talent et la hargne d''un des plus grands groupes de Metal actuel et qui mériterait bien plus de reconnaissance qu'un simple succès d'estime.

photo de Crom-Cruach
le 23/07/2013

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