Integrity - Howling, For The Nightmare Shall Consume

Chronique CD album

chronique Integrity - Howling, For The Nightmare Shall Consume

Un poil en perte de méchanceté, sur Suicide Black Snake (2013) et sur le ep Black Heksen Rise (désolé je ne sais plus où j'ai fourré le split avec Power Trip datant de 2016), le père Hellion allait-il devenir une vieille gloire déchue du HxC Metal apocapyptique ?

Serait-il un has-been névrosé expérimentant le côté obscur de la musique au détriment de sa salvatrice férocité ?

Allait-il laver son vieux slip camouflage digne d'un survivaliste redneck ? Bon ça on s'en fout.

 

Que de questions taraudant la fan base d'Integrity, qui au contraire de celle de Steel Panther ne montre pas ses nichons mais son poignard Rambo et ses rangeos.

 

Vas-y, bousille le suspens : "Fallen To destroy" nous plonge en plein Armageddon et fait sonner les trompettes du jugement dernier avant que ne déboule le monstrueux "Blood Sermon" nourri au BM norvégien le plus occulte. Boo yaaa !!!

La guitare est tenue en laisse, on la sent vrombir dans le noir avant qu'elle ne soit lâchée, la face baveuse de Corpse Paint. Le gratteux de feu Pulling Teeth (et également bassiste ici) abat d'ailleurs un sacré taf tout au long de l'album, s'adaptant au gré de morceaux souvent longs. Romeo ne courtise pas Juliette mais la torture sans relâche, avec quatre ou six cordes.

Ainsi, Integrity nous assomme d'entrée pour nous compter les derniers jours de l'humanité. Niveau chant, et bien, c'est Dwid dans toute sa splendeur, la voix au papier de verre, les veines prêtes à exploser sur le front, la bouche gavée de fiel.

 

S'en suit le single "Hymn For The Children Of The Black Flame" (qui avait déjà rassuré sur la capacité de nocivité du groupe) en mode Thrash des Ténèbres, terriblement simple et belliqueux et collant un sourire de bête humaine sur la face. On a des frissons, on se dit qu'il ne faut pas que la pression redescende, qu'Integrity est encore et toujours le fondateur du Holy Terror, mettant à l'amende tous les pourvoyeurs de musique sombre et menaçante qui soient.

On prie les Dieux des Ténèbres pour que Saint Slayer soient encore glorifié et que ses anges Ed Gein et Ted Bundy soient sanctifiés. L'apocalypse, la destruction commence en nous.

Le combo nous exauce sur "I Am The Spell". Cornes de bouc !!!!

 

Quand Integrity sort en récré, cela donne le puissant "Die With Your Boots". On se nourrit alors au heavy et à Lemmy. Au défouloir pour blouson en cuir et grosse bécane de Hell's Angel.

Quand Integrity se fait mélancolique, cela s’exprime sur un "Serpent Of The Crossroads", une sorte de balade écorchée aux lignes de guitares suivant les hurlements du boss, aux solis inspirés et se faisant fugacement très inquiétante. Une plage très cinématographique imposant des images de Vallée De La Mort et de crotale lové au creux d'une main aux doigts tatoués de trois lettres : FTW.

 

SATAN DANS LE DESERT

(et hop petite référence littéraire d'à propos)

 

Quand Integrity se fait œcuménique avec un violon tenu par Greta Thomas, c'est pour mieux nous parler de Sabbataï Tsevi un juif s'étant proclamé Messie en 1648 et à la popularité croissante à l’approche de l'année 1 666. Le con. Un morceau écrasant, joué par les fils de Doom Laden, mais sachant surprendre par son break Heavy Thrash soudain.

Quand Integrity se fait intello, le combo accouche de "7 Reece Mews" (...South Kensington, rapport à l'adresse anglaise du studio de Francis Bacon où l’artiste peignit Trois Études Pour Une Crucifixion, en 1964), un autre morceau lent, un blues de sabbat où l'assemblée hurle à la Lune pour que le Christ accepte enfin le marché de l'Esprit.

Quand Integrity sonne en D-Beat, "Burning Beneath The Devils Cross" déferle. Du Punk HxC Metal dominé par une ligne de basse féroce, un des titres les plus sanguinaires de leur discographie, dude !

 

Quand Integrity se la joue Folk déviante, Noisy Chaotique Bourrin ou Hard Rock à la Iron Maiden cela donne trois bonus tracks.

Quand...

Quand Integrity pond un de ses meilleurs albums, bazar à (Grande) Biatch de Babylone, cela donne Howling, For The Nightmare Shall Consume.

 

 

Puis il parut dans le ciel un grand signe: une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et elle criait, dans le travail et les douleurs de l'enfantement. Un autre signe parut encore dans le ciel: tout à coup on vit un grand dragon rouge ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes, sept diadèmes; de sa queue, il entraînait le tiers des étoiles du ciel, et il les jeta sur la terre. Puis le dragon se dressa devant la femme qui allait enfanter afin de dévorer son enfant, dès qu'elle l'aurait mis au monde.

 

Le dernier Integrity est le dragon et la fin de l'histoire lui donnera raison.

photo de Crom-Cruach
le 20/09/2017

1 COMMENTAIRE

daminoux

daminoux le 20/09/2017 à 12:02:55

le retour du grand dieu du holy terror..... ou quand l'éléve montre le chemin au prof. on est loin des débuts mais integrity a retrouvé son modjo. ils n'ont jamais été aussi agressif, sombre, despéré.

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