CULT OF LUNA + BLUENECK + MARQUIZE + GHOST ORCHID le 17/02/2007, La Loco, Paris (75)

CULT OF LUNA + BLUENECK + MARQUIZE + GHOST ORCHID (report)
Ayant apparemment eu une légère bisbille avec son voisin mitoyen le Moulin Rouge, la Loco avait décidé d'avancer l'heure du concert de ce soir, le ramenant à une horaire qu'il ne m'a pas été possible de respecter, malheureusement.

Le temps de récupérer le fameux sésame à l'entrée de la salle avant de pénétrer dans l'antre de la bête je peux entendre du son qui émane de la scène, bon je m'attendais à rater le début de set de GHOST ORCHID il faut l'avouer. Mais c'est finalement le set entier que je louperai puisque le temps de m'avancer vers la scène et le son s'arrête. Dommage. J'aurais bien aimé jeter une oreille sur le son des français, dont j'ai pas mal entendu parler ces derniers temps, une autre fois peut-être.

C'est ensuite au tour de BLUENECK d'animer la Loco: combo anglais inconnu au bataillon pour nombre de personnes présentes ici, mais qui en convaincra pas mal à l'issue de leur set. Pratiquant une sorte de post-rock ambiant très minimaliste, BLUENECK parviendra à imposer une ambiance feutrée et propice à l'introspection parmi le public; nappes de piano, samples, guitare très discrète qui finit par s'élever petit à petit et batterie très en retrait (géographiquement parlant également, pour ne pas empiéter sur les autres instruments). Il me faudra deux titres pour rentrer complètement dans l'univers monochromatique de ce groupe, mais une fois dedans je n'ai pas boudé mon plaisir tant l'aspect épuré et aérien des compos de BLUENECK est efficace. Une fois le set des anglais terminé, l'orga prend la parole en annonçant que CULT OF LUNA jouera dans une heure et demie (hein??!! Il est 20h!), et le temps que les suèdois se mettent en place nous sommes invités à migrer vers la petite loco où l'on patientera le temps de 2 sets de petits groupes locaux (dans la petite loco, huhu...).

Je passerai ensuite très rapidement sur le petit intermède « petite loco » puisque je n'ai absolument pas compris l'intérêt de celui-ci, mis à part l'avantage de laisser un large temps de mise en place pour COL. En tout cas, les groupes qui jouent en bas dans cet intervalle n'ont rien à voir avec COL de près ou de loin: MARQUIZE évolue dans un métal parfois teinté d'indus avec une voix chantée que je resterai regarder le temps d'un titre et demi (pas ma came, vraiment) et le groupe suivant – qui n'était initialement pas prévu sur cette affiche et dont je n'ai pas saisi le nom – n'aura pas plus de légitimité à se trouver ici ce soir car dans un style pas vraiment éloigné de celui de MARQUIZE. On passe, donc...

Les lumières de la loco s'éteignent donc vers 21h30 comme prévu et des notes de piano se font entendre dans la salle bien qu'il n'y ait encore aucune présence sur scène, le sample continue donc à tourner pendant 5 bonnes minutes et je crois y reconnaître le riff de 'Finland' joué lentement au piano... Pendant ce temps, quatre silhouettes filiformes et déguigandées font alors leur apparitions sur les planches, parmi ceux-ci: le clavièriste, deux des 3 guitaristes et le bassiste. Ils entament le set avec un titre à l'atmosphère très feutrée (j'ai crû reconnaître 'Crossing Over' mais je n'en suis pas certain). Sur ce, le gigantesque batteur apparaît puis le leader et dernier guitariste du groupe: j'ai nommé Johannes. Et là, ça ne rigole plus puisque le groupe passe la 2e en interprètant le terrible 'Finland', les têtes commencent à sérieusement osciller dans le public et des sourires se dessinent sur nombre de visages autour de moi. Ce titre m'aura une nouvelle fois scotché, tout comme dans ce même lieu il y a un an. A partir de ce titre, je ne me souviens plus de l'enchaînement du reste du set, étant entré pleinement dans leur univers j'ai totalement déconnecté mon réseau neuronal. Les titres s'enchaînent avec une fluidité remarquable et les passage puissants et ceux plus introspectifs et légers se succèdent sans aucun problème, avec une cohérence et une justesse impeccables. Les 2 guitaristes ainsi que le bassiste situés sur la gauche de la scène restent pliés sur leurs instruments pendant quasiment tout le set pendant que Jonas bouge dans tous les sens quand il n'assure pas certaines parties de chant. Oui je dis bien « certaines » puisque Klas le chanteur attitré de CULT OF LUNA est bien présent ce soir mais il n'interviendra qu'à partir du 3e ou 4e titre, et ce, que de manière sporadique sur l'ensemble du set (sur 'Finland', par exemple, c'est Johannes qui assurera l'intégralité du chant). Le batteur a, quant à lui, conservé sa frappe toujours aussi brutale et c'est sa caisse claire qui en fera les frais pour ce soir, remplacée immédiatement par une autre victime. CULT OF LUNA nous gratifiera d'un set splendide encore une fois ce soir, tout y est: la puissance, la profondeur, l'émotion, l'intensité et l'aspect étheré des compos emporteront le public durant un temps qui nous aura semblé désespérément court mais qui se révèlera approcher l'heure et demie, une fois nos esprits recouvrés. Côté setlist, ce sera un partage quasi équitable entre « Salvation » avec 'Vague Illusions'-'Leave Me Here'-'Waiting for you'-'Echoes' puis « Somewhere Along the Highway » avec 'Finland'-'Back to Chapel Town'-'thirtyfour'-'Dark City, Dead Man'-'Dim'.
Pas de rappel après tout ça, malheureusement, mais la vocation première de la Loco étant celle de boîte de nuit il nous faut faire place nette pour l'arrivée des premiers clubbers parisiens, on s'incline donc...

Une nouvelle claque assénée au public parisien par le combo suèdois ce soir, donc. Une tête d'affiche majestueuse. On aura, en revanche, amèrement regretté DIRGE qui avaient ouvert pour COL l'année dernière car, en dépit d'une prestation plutôt convaincante des BLUENECK, les autres groupes proposés dans la petite loco ont clairement dénoté sur cette affiche. Une mauvaise inspiration pour cette fois, certes, mais qui n'aura pas, restrospectivement, suffi à m'effacer ce stupide sourire béat de mon visage à la fin du set des suèdois, donc tout va bien...
photo de Mat(taw)
le 31/05/2007

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