Thursday + Envy - Thursday + envy split CD

Chronique CD album (38 minutes)

chronique Thursday + Envy - Thursday + envy split CD
Envy et Thursday réunis le temps d'un split, voila de quoi faire briller les yeux des amoureux de l'émo. Deux mouvances plus ou moins distinctes du genre s'affrontent. Les japonais, chefs de file (décadents) du screamo face à l'énergique émocore américain.

Il appartient au quintet originaire du New Jersey d'ouvrir les hostilités. Dans la pure tradition du groupe, As he climbed the dark mountain est un plaisir trop court de 3 minutes, tout est parfait, les guitares posent l'ambiance, le son de batterie si caractéristique plante à chaque coup une banderille dont la douleur est accentuée par un chant conducteur d'émotions.

La barre est donc directement placée très haut, le défi est pourtant relevé par In silence, titre post-rock aussi beau qu'inspiré, marqué par la présence d'un piano. Un clavier que l'on peut entendre sur le titre suivant et qui revient dans la mouvance de "A city by the light divided". Une puissance toujours intacte, un chant parfait ponctué de cris, avec un refrain des plus marquants.
C'est le Thursday des grands jours sur ce split. Les effets expérimentaux des américains sont bien sentis sur la 4e et dernière piste d'expression. Un piano, des guitares planantes, qui associés à une explosion de la batterie et de sons électroniques offrent un résultat à la surface un peu désordonné, mais finalement complexe et passionnant. Le tout s'achevant dans une atmosphère presque apaisante.

Envy a alors fort à faire. Très décevants pour beaucoup depuis "Insomniac Doze", mais complètement affligeants depuis ce split avec Jesu, les japonais débutent pourtant de la pire des manières. Un titre qui, sans être désagréable, n'offre rien. Un début aux accents post rock ponctués de sons rappelant Mùm, un chant parlé marqué par une belle mélodie...Évidemment, après 4 minutes on sent venir l'habituelle explosion dont la progression se fait durant 10 secondes.
Une recette bien connue qui perd de son charme à chaque titre malgré les envolées d'une guitare suivies d'un décrescendo apaisant.
On s'attend alors à une nouvelle déception quand, après 10 secondes, Isolation of a light source explose et nous rappelle aux meilleurs souvenirs des japonais. Quelques part entre "A dead sinking story" et "Insomniac Doze", ce titre, démontre toutefois la fatigue du vocaliste. Mais une lueur d'espoir semble renaitre. Les guitares reprennent leurs puissances d'antan, la batterie déroule, les spoken words sont mis en valeur par des riffs intenses. Un titre screamo usé, mais démontrant qu'Envy a toujours de quoi assurer son leadership.

Pure birth and loneliness confortera les espoirs. Bien que la montée suivi d'une explosion de cris se fasse dans ce qui est une triste tradition prévisible, les instruments ont su transmettre une émotion qui manque dans la voix. La fureur n'est plus, mais la dernière minute est malgré tout un bonheur. Reprenant des accents plus rock que l'on a pu apprécié sur Abyssal, Envy retrouve cette frénésie...
Un titre qui s'achève de la plus belle des manières, laissant comme sentiment que le travail des japonais est plus abouti.
Les japonais semblent s'être libérés de cette oppression morale qui pesait tant dans les textes de leur discographie.

Un split à posséder, démontrant tout le talent déjà largement apprécié de Thursday, et permettant de retrouver un Envy dont la convalescence musicale semble progressivement s'achever.
photo de Tookie
le 18/11/2008

1 COMMENTAIRE

(The) Aurelio

(The) Aurelio le 22/11/2008 à 04:21:02

pas mal pas mal

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