Vision Of Disorder - The Cursed Remain Cursed

Vision Of Disorder - "The Cursed Remain Cursed"
chronique Vision Of Disorder - The Cursed Remain Cursed

- Dans la famille résurrection du NYHC, je voudrais le fils…

- J’ai pas ! Vas-y, pioche !

- Bonne pioche ! Et famille ! J’ai gagné !

- Attends, tu triches, là ! Il t’en manque plein !

- T’avoueras que mis à part quelques noms, ils y sont tous… Non, je ne suis pas d’accord, j’ai gagné !

 

Et ouais, qui l’eut cru ? À quelques semaines d’une hypothétique fin du monde, la famille NYHC (se) recompose. Après Madball, Agnostic Front, Biohazard, Sick Of It All et Gorilla Biscuits (entre autres), le retour aux affaires de Vision Of Disorder fait que ce début de décennie a de forts relents de mid-nineties ! C’était pourtant pas gagné pour la bande à Tim Williams. Entre les looses de labels, un album incompris et incompréhensible (From Bliss To Devastation) et 10 ans de myspacecore, espérer un successeur du cultissime Imprint relevait plus de la bigoterie de catacombes que du réalisme discographique. C’était jusqu’en 2010, quand le groupe a annoncé sa reformation. Deux ans quand même ! Bien attend qui parratend, comme on dit.

 

C’est finalement chez le très métallique Candlelight Records (Sigh, Crowbar, Blut Aus Nord, Orange Goblin…) que sort ce The Cursed Remain Cursed, objet à la fois inattendu et attendu de pied ferme. Vision Of Disorder est aussi de ces groupes qui se jouent des paradoxes : ni metal, ni hardcore, ni heavy rock, le combo continue de s’affirmer comme un mix unique des trois. Dès les premières pêches de « Loveless », on reconnaît d'ailleurs direct la patte des new-yorkais ; celle qui leur a permis de faire partie des groupes les plus influents de son époque. Entre le hardcore metal première génération de Vision Of Disorder (le premier album) et la noirceur du dernier (qui n'est pas si pourri qu'on peut le penser), le quintet n’a en rien perdu de sa superbe. Certes, en 2012, cela paraît moins impressionnant, mais je vous assure, entendre ainsi VOD enchaîner des compositions à la fois puissantes et compactes, cela force le respect. Les vocalises d’un Tim Williams en pleine possession de ses moyens (même surproduites) y sont pour beaucoup. Entre des parties mélodiques d’une telle évidence qu’on a l’impression de déjà les connaître et des screams extatiques et punchy, la performance vocale a de quoi mettre à l’amende bon nombre combos metalcore bankables.

 

Difficile de savoir si l’écoute de The Cursed Remains Cursed relève du fantasme nostalgique assouvi ou simplement d’une rouste provenant de Long Island. Le constat est pourtant simple : cet album aurait dû sortir il y a dix ans, bordel ! Il aurait été porté aux nues comme l’ont été Imprint et For The Bleeders. J’ai tout simplement peur que ce disque ne finisse comme une plaisante remontée dans le tympan. Shape of punk already come. Il n’en demeure pas moins que voir ainsi l’un des groupes les plus attachants du virage metal du mouvement hardcore est une sacrée vengeance sur la fuite en avant de l’actualité musicale. Je prends donc les paris sur le prochain membre NYHC qui se reforme : vous avez le choix entre Snapcase et 25 Ta Life. Sachant que dans l’un des deux se glisse un chanteur qui s’est coupé les cheveux et s’est complètement écarté de la philosophie NYHC, je vote pour les gars de Buffalo. La famille sera alors quasi complète.

 

photo de Geoffrey Fatbastard
le 26/10/2012

4 COMMENTAIRES

pidji

pidji le 26/10/2012 à 09:41:46

P'tite déception quand même, snif. Je m'attendais à un retour ravageur à la Imprint (surtout vu leur concert au Hellfest), mais non. Malgré tout, c'est cool de les retrouver en 2012 !

Lowick

Lowick le 28/10/2012 à 10:49:05

Jconnais pas l'historique du groupe mais il ma bien fait plaisir ce ptit cédé ouais ! et puis le coté retour du son des années 2000 ca joue forcément sur l'affectif !

Sam

Sam le 30/10/2012 à 08:58:05

En écoutant le premier extrait j'avais trouvé ça franchement assez moyen, mais en réalité l'album n'est pas si mauvais. Par contre la prod est vraiment plate et stérile, on se croirait encore dans les 90's...

R.Savary

R.Savary le 01/12/2012 à 11:13:08

Bien efficace ce nouvel album !

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