Rorcal - Vilagvège - Live in Geneva

Chronique Vinyle 12" (44:04)

chronique Rorcal - Vilagvège - Live in Geneva

Une fois n'est pas coutume, cette sortie – sous-titrée « live » - étonne tant par son format que son ambition. Présentation minimaliste, une bonne quarantaine de minutes de musique, le public et l'ambiance ont très peu voix au chapitre.
Pour un peu, on se croirait chez les Pink Floyd du temps de leur virée dans les ruines ou chez les Young Gods dans leur théâtre vide.

Oui, ils ne font rien comme les autres... n'est-ce pas la marque de fabrique de chez Rorcal.

 

Censé couronné la sortie de Vilagvege, un de leur opus des plus puissants, les suisses entreprennent une course contre la montre tout au long de ce témoignage public en leurs terres. Respirations quasi inexistantes, le déluge sonore est intense tant leur Black-Metal semble revêtir de nouveaux oripeaux entre voix féminines, flangers trafiqués et pédale space echo en goguette. L'intro repose sur un jeu sur les cymbales et la caisse claire et on se dit que Ron doit encore bien s'amuser pendant les balances... je ne sais pas pourquoi, je l'imagine bien jouer des vieux machins funk ! C'est peut-être dans cette entrée que le quintet est maître du temps.

 

Ils ont pu faire preuve d'une fameuse dose de créativité et d'un certain sens du tempo, le temps (long) d'un Heliogabalus. Dans le cas présent, subsiste cette désagréable impression d'enchaîner coûte que coûte. Autant le dire, on reste sur sa faim, une fois l'écoute terminée.

 

Faut-il pour autant parler de déception ? Certainement pas tant Rorcal se distingue au fil des écoutes par son originalité, sa personnalité et cette folie toute particulière. L'album se termine avec la collaboration des portugais de Process of Guilt (inaudibles) et d'un autre frappé de service le japonais KK Null pour un « VIII » dantesque comme il se doit.

 

photo de Eric D-Toorop
le 04/02/2016

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