Napalm Death + L'Esprit Du Clan le 13/05/2007, Le VIP, Saint-Nazaire (44)

Napalm Death + L'Esprit Du Clan (report)
Croyez-vous que ce sont mes partiels approchant qui vont m’empêcher d’aller me charger la mule en grindcore ? Pensez vous…toujours d’attaque pour me gaver de NAPALM DEATH -qui clôture le prolongement de son Smear Campaign Tour ce soir même- je rejoins le nouveau VIP qui ressemble à l’intérieur comme deux gouttes d’eau à l’ancien mais en propre et en neuf (chose qu’on ne pourra plus dire dans très longtemps) Ayant raté le passage des papy du grind sur St Nazaire il y a quelques années, je me rattrape ici tout de Nasum et de Mumakil vêtu, en ayant la ferme intention de tout défourailler sur ce groupe british si cher a mon cœur et a mes oreilles (au grand dam de ma maternelle). Dimanche soir étant, périodes de révisions et d’exam pour certains, première partie pas vraiment en adéquation avec la tête d’affiche extrême pour d’autres, l’affluence ne fut pas grande. Et c’est bien ça qui fera défaut à la soirée.

Entrée en matière avec L’Esprit du Clan qui apparemment a fait parlé de lui avec la sortie il y a deux semaine de son nouvel opus (enregistré par Stéphane Buriez), mais qui est totalement inconnu à mes tympans. La présence de deux chanteurs laisse déjà deviner que le groupe à une certaine envie d’envoyer sur scène, et au vu du look du bassiste à la casquette bien vissée on peut s’attendre à des relents de HxC… Et en effet, la musique du combo mélange metal, hxc avec un peu de « thrash » Les deux chanteurs braillent en français dans des registres vocaux identiques -histoire de pas faire sous « black bomb a » voir bumbklaat huhu. Les mosh parts s’enchaînent assez bien avec les parties plus thrashisantes, et le tout est très cohérent malgré quelques solos dont on aurait pu se passer. Le hic c’est que le groupe a besoin de bonnes réponses du public pour se donner à fond on le sent, et ce soir, c’est plutôt face à un parterre de kids que le groupe va s’exécute (on notera deux petits blondinets skateurs de 12ans au premier rang notamment et une tripotée de « true evil teenage rebels » erf. Malgré cela, le groupe joue son set avec intérêt et donne envie de les revoir dans des conditions optimales (bien que les lights se soient améliorées en milieu de set) car même si l’ensemble sonne un poil mou pour moi on tape du pied aisément à l’écoute de leurs titres. Malheureusement pour l’EDC sa musique n’a pas vraiment le vent en poupe ces temps ci en France; on à l’impression que son metal pour kids en baggie (ça a l’air comme ça mais c’est pas péjoratif en fait) aurait fait un carton quelques années plus tôt. Les bons groupes Français bénéficiant d’un bon retour public/presse ces temps ci étant plus extrêmes (Blockheads, Scarve, Trepalium…) ou tous des « fils cachés » de Gojira (Hacride, Mistaken Element et consorts) A méditer donc, mais on leur souhaite évidemment de la réussite car on sent que le groupe parisien à la rage et mérite qu’on s’intéresse à lui pour sa sincérité et ses prestations scéniques (malgré quelques attitudes de poseurs d’un des gratteux et du batteur...)

Le temps pour moi de me frayer une place pour être tout devant (pas très dur vu le nombre de personnes présentes qui à un peu enflé en milieu de set des frenchies) pour aduler les dieux du grindcore j’ai nommé NAPALM DEATH! Alors Napalm on connaît en live, ça joue des classique plus une tripotée de titre du nouvel album qui nous vaut le privilège d’une tournée (la preuve avec le nombre de prestations live filmée du groupe -dvd et autres) Je connaissais aussi le groupe en live sans Pintado (décédé l’été dernier) pour les avoir vu à la prestation désastreuse dans la forum stage au Fury Fest 2005, et ce soir le groupe va se rattraper. Déjà niveau son, pas de tours de magie, les balances sont faite en moins de deux et on sent que ça va être très correct (toujours cette peur d’un concert de grind cradingue au possible) Le public se masse un peu plus au devant de la scène et le show peut commencer avec l’intro du nouvel album « Weltschmerz » qui embraye direct sur un « Sink Fast Let Go » pas piqué des hannetons qui nous change de l’éternel mais jouissif « Lucid Fairytale » en guise d’amuse bouche. Le groupe n’est plus tout jeune Barney le dira lui même 26ans cette année qui commencent à se sentir physiquement. Mais malgré leur en bon point certain ce n’est pas prendre de la bouteille qui fait baisser la garde des rosbifs. S’en suivent « Unchallenged Hate » et le cultissime « Suffer The Children », puis deux titres de l’avant dernier album: « Silence Is Deafening » et « Instrument Of Persuasion » histoire de s’en foutre ras la mouille d’entrée de set. Le chant ressort de plus en plus dans le mix pour enfin arriver à un niveau sonore agréable mais les lights restent très limites, c’est un peu dommage pour le travail au niveau de la table… S’en suivent « Fatalist » du dernier album et le très cru « Continuing War On Stupidity » d’Order Of The Leech pour ne pas rengainer trop vite. Barney gueule toujours comme un dément et sa gestuelle si particulière est vraiment géniale a regarder, Napalm est peut être un des groupe les plus sympa a zieuter sur scène! Grosse branlée ensuite avec « When All Is Said And Done » et « Puritanical Punishement Beating » de Smear Campaign le dernier opus qui nous martèle bien les esgourdes. « Hung » vient également ponctuer le set chose assez rare depuis la tournée suivant la sortie du Ennemy Of The Music Buisness en 2002. Pas de reprises ce soir en revanche, j’avais secrètement espéré la cover du « Maggots in Your Coffin » de Repulsion… Un petit « Control » « Breed To breath » pour se remettre dans le train puis un « The Code Is Red…Long Live The Code » avant de se faire entraîner dans la fournaise d’« In Deference » avec des samples tirés de l’album (chant féminin et ambiance pesante) Et puis c’est le medley qu’on attendait tous, avec 5titres issues de Scum qui défouraille tout: « Scum », « Life? » « The Kill » « Deceiver », « Dead ». Et puis Barney nous annonce qu’il ne reste que deux titres (au passage j’ai du en oublier quelques-uns) Déjà ?! Malheureusement pour nous le set est beaucoup plus court que ce qu’on était en droit d’espérer. La classique reprise des Dead Kennedys « Nazi Punks Fuck Off! » qu’on attend plus mais qu’on savoure toujours autant et… et vous allez me dire « bah Siege Of Power normal»… et bah non ! Quelle déception, c’est (le très bon quand même) « Mass Appeal Madness » qui clôture le set…

Trop court vraiment trop court, pas assez intense pas assez de public…c’est un peu déçu que je ressors de la salle. Je m’attendais vraiment a une grosse claque pour pouvoir bouger dans tout les sens et pouvoir apprécier Napalm dans une petite salle - normalement là où ils sont le plus efficace. De plus Mitch Harris qui doit désormais assurer toutes les parties de gratte est un poil plus statique qu’avant; et scéniquement il faut quand même avouer que sans Pintado ça manque un poil d‘entrain… Mais on va pas cracher dans la soupe, voir un de ses groupe préféré ça fait toujours bien plaisir surtout quand celui ci est toujours aussi bon après une 20aine d’année de bons et loyaux service. Ne se basant pas que sur ses acquis, Napalm Death propose toujours un show agréable malgré sa durée faiblarde (70mn environ) et même si de nombreux morceaux manquaient a l’appel (« Lucid Fairytal » « Siege Of Power » « From Enslavement To Oblitération » « Walls Of Confinement » « If The Truth Be Know » …) on attend de voir le groupe au Hellfest pour s’en remettre ras la gueule !
photo de Viking Jazz
le 31/05/2007

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