Solefald - Red for Fire: An Icelandic Odyssey Part I

Solefald - "Red for Fire: An Icelandic Odyssey Part I"
chronique Solefald - Red for Fire: An Icelandic Odyssey Part I

Solefald goes pagan. Quelques mois avant la sortie de cet album, le groupe avait annoncé un dyptique sur le passé viking de la Scandinavie: Red For Fire, qui sera suivit de Black For Death, les deux parties d'An Icelandic Saga. Cette dernière narre les déboires et aventures d'un scalde qui défie les dieux d'Asgard. Les spéculations vont de bon train. Mais comme d'habitude, le duo n'en fait qu'à sa tête. Pas la peine s'attendre ici à du Týr, du Moonsorrow, ou même du Amon Amarth, il a sa vision bien à lui pour rendre hommage à ses médiévaux ancêtres. S'entourant de plusieurs invités, il est allé puiser l'inspiration sur les terres islandaises.



Affublé d'un artwork qui marque la première collaboration du groupe avec le Trine Og Kim Studio, et ne laissant pas de doute sur ses intentions païenne, Red For Fire s'ouvre sur "Sun I Call". Après quelques notes de saxo, dans le même style que ce que l'on retrouve sur In Harmonia Universali, suivies d'une déclamation de Cornelius doublée de chœurs féminins, le morceau évolue lentement, comme une litanie, pour un final purement black. suivent deux titres foncièrement inscrits dans ce style mais sur lesquels Solefald insuffle clairement son empreinte de folie expérimentale avec toujours cette alternance de shrieks tordus et de chants éthérés, avec des breaks toujours inattendus. Suit un court instrumental au violon réalisé par Sareeta, qui n'est pas sans évoquer Kveldssanger d'Ulver ou se que fera plus tard Wardruna, à savoir du dark folk scandinave. S'ouvre alors la partie la moins traditionnelle de l'album, pendant laquelle le groupe reprend les rennes de sa « red music with black edges ». "White Frost Queen" est un petit bijou d’avant-garde, avec la voix hantée de Aggie Frost Peterson, au rythme plus lent et aux superbes arrangements. La suite alterne des titres d’avant-garde black et des spoken words, un premier étant un poème (en anglais) déclamé par Cornelius et le second un discours de Jörmundur Ingi, l'un des fondateurs du mouvement Ásatrú. Récité en norrois, il s'agit un poème tiré de l'Edda poétique de Snorri Sturluson, qu'il est impossible pour le commun des mortels, mais la puissance récitative d'Ingi et les bruitages qui l'accompagnent, font que l'on ne s'ennuie pas à son écoute. Le final de l'album peut paraître un peu décousu, mais correspond bien aux intentions narratives de Solefald.



Cette première partie de la saga de Bragi, bannit d’Islande et en quête de vengeance, dévoile la vision très particulière du viking metal de Lazare et Cornelius, à mille lieues des clichés habituels. Je lui reprocherais peut-être un manque d 'épisme, compte tenu du propos (mais ce léger défaut sera corrigé par la suite). Mais elle nous réserve quand même de grand moments auditifs.


photo de Xuaterc
le 31/05/2016

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 31/05/2016 à 12:36:50

Finalement la disco va sortir en chro avant que le dossier ne voit le jour ?

Xuaterc

Xuaterc le 31/05/2016 à 12:52:49

WIP

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