Napalm Death + Necroblaspheme le 04/03/2012, La Maroquinerie, Paris (75)

Napalm Death + Necroblaspheme (report)
Premier dimanche de mars, temps tout pourri, pluie, vent, froid, mais j’ai quand même chaud au coeur après avoir passé un tout petit peu plus d’une heure à prendre mon pied à voir des mecs heureux d’être sur scène devant nous. Et dire que Napalm Death est dans la place, à nous envoyer du gros riffs dans la gueule depuis plus de 30 ans (31 exactement). Ca s’est passé comme ça...

Premier dimanche de mars, temps tout pourri, pluie, vent, froid, je me gare pas trop loin de la salle et je pars rejoindre mes anciens acolytes de ((remote)) devant La Maroquinerie (salle inconnue pour moi) afin de se faire un peu mal aux oreilles avec les précurseurs du Grind, j’ai nommé les Anglais de Napalm Death. On se descend quelques bières devant les lieux, et je remarque que cela fait très longtemps que je ne me suis pas fait un concert Metal, je veux dire avec des gens aux cheveux longs, sales, avec blousons en cuir et patchs, arborant des t-shirts Cannibal Corpse, Napalm Death ou encore Cradle of Filth. Par contre on a beau boire, ça caille sévère, avec un vent qui glace bien les membres, on se décide donc a rentrer tranquille dans la salle, histoire de jauger l’ambiance et surtout de se réchauffer. Un autre jus de houblon avant de se placer sur le haut des marches de ce petit Trabendo et on est prêt à se faire un bon bon kif.

Enfin presque... Car avant les Anglais, il y a une première partie, française, Necroblaspheme, et là, bah c’est pas le drame, mais presque. Je ne connaissais pas du tout le groupe, et leur prestation m’amènera à la conclusion suivante : je ne connaitrai pas ce groupe autrement que par ce concert. Ok, c’est pas facile de remplacer au pied levé un groupe qui annule, mais avoir un peu d’originalité ça en revanche ça peut se trouver. Les riffs sont basiques, la préstence scénique est quasi nulle (à part les deux/trois sauts du chanteur), les discours entre les morceaux inutiles («Montrez aux maitres que Paris est le meilleur public du monde» qu’il (le chanteur) disait), et puis à mon gout, c’est mauvais. Le groupe se fait chambrer gentiment par quelques membres du public, qui voudraient bien passer à autre chose vite fait et qui doit quand même attendre presque quarante minutes pour que ce soit le cas. Et après...

C’est la guerre! Mais vraiment, littéralement. La bonne vingtaine de minutes a attendre les Anglais ont bien aide a chauffer la salle et a faire monter la pression, mais putain ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un pit aussi chaud et le tout dans la bonne humeur. La salle, petite, se prête énormément à être coller-serrer, mais là c’est quand même la guerre (oui je l’ai déjà dit, je sais!). Premier morceau, ouverture également de Utilitarian, le tout nouvel album du groupe. «Circumspect», l’intro de l’album, reprise en live, permet de rassembler les derniers qui étaient au bar, et des qu’elle s’arrête on assiste à un pugilat dans le public. Le son est gros, très gros, et très très juste, sans saturation. Je m’attendais à un peu de brouillon quand même (dans le son je parle, pas dans la qualité des musiciens) et il n’en est rien du tout. «Errors in the Signal» défonce l’audience, lui met des grosses claques dans la gueule, la maltraite, et ca en redemande!
Presque tous les albums du groupe sont représentés sur ce set de 25 morceaux, avec du classique comme «Scum» (en rappel), «Breed to Breathe», «When All is Said and Done» ou encore «Practice when You Preach» de From Enslavement to Obliteration. Le groupe a le sourire et est content d’être là. Le flegme à l’anglaise de Mark Greenway est present entre les morceaux, et le voir remercier le public presque à chaque intervention est également agréable. Mine de rien cela fait plus de 30 ans que le groupe est dans la place et ce n’est pas pour rien qu’il est le numéro un en terme de Grind/Punk Core et en les regardant sur scène on peut comprendre aisément pourquoi. Danny Herrera est facile derrière ses futs, Mitch Harris balance ses riffs tout en poussant des cris aigus sur son micro à l’aise et décontracté, Shane Embury martèle sa basse de façon intensive et bouge son (gros) squelette comme si de rien n’était, Barney lui gueule et est égal à lui même, quasiment statique, à juste faire des petits pas histoire de bouger un peu, mais on s’en fout car son chant est précis et jouissif. La classique reprise «Nazi Punks Fuck Off» est bien sur incluse avant les 4 morceaux de rappel dont un «Instinct of Survival», dernier morceau du concert, qui parait annoncer l’apocalypse!

Voila c’est fini (comme disait Jean-Louis Aubert) et le groupe et le public partagent le même sentiment: La Satisfaction. Le groupe d’avoir jouer un peu plus d’une heure et d’avoir pris son pied devant le public Parisien et le public justement, d’avoir vu un groupe de vieux briscards qui aime être sur scène et jouer pour des gens qui le lui rendent bien, et qui pourraient être l’exemple pour pleins de groupes de jeunes cons qui ne pensent qu’à provoquer par tous les moyens, mais pas via leur musique. Quant à nous, on est heureux aussi, et on va se faire un petit Grec, qui d’ailleurs est le meilleur Grec de Paris, ouvert tard la nuit, Rue de Belleville, metro Jourdain.

Setlist :
- Circumspect
- Errors in the Signals
- Everyday Pox
- Protection Racket
- Can't Play, Won't Pay
- Silence Is Deafening
- The Wolf I Feed
- Fatalist
- Practice What You Preach
- Quarantined
- Next of Kin to Chaos
- Analysis Paralysis
- Dead
- Deceiver
- Dementia Access
- When All Is Said and Done
- Unchallenged Hate
- Nom de Guerre
- Suffer the Children
- Breed to Breathe
- Nazi Punks Fuck Off (Dead Kennedys cover)

Rappels:
- Scum
- Human Garbage
- You Suffer
- Instinct of Survival
photo de Jull
le 30/03/2012

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