Metallica + Down + The Sword le 22/07/2008, Arena Parco Nord, Bologne (Italie)

Metallica + Down + The Sword (report)
Comme souvent les étés, Metallica aime aller faire sa tournée des stades. Juste avant la sortie du prochain album prévu en septembre, ils viennent prendre un peu la température en Europe. Pour l’occasion, ils se font accompagner par Down (avec Phil Anselmo – Pantera) et The Sword. Cette affiche ne sera pas conservée par contre pour leur passage en France.

En attendant leur venue à Arras, voici une première vision de ce qui vous attend.

Petite remise en contexte du concert, nous voici, en terre italienne et plus précisément à Bologne en plein centre de l’Italie du Nord. La ville rouge est connue pour sa sauce et ses pates et son arène Parco Nord qui se transforme une fois par mois en attroupement de metalleux. Après Gods of Metal le mois dernier (avec Iron Maiden), ce mardi 22 juillet, l’arène accueille d’autres dieux du genre : Metallica. 20.000 personnes en plein air, sur sol terreux, de quoi prier très fort pour qu’il ne pleuve pas.

Dès 10H, la foule s’amasse, certains ont campé depuis la veille devant les entrées. Les stands de faux merch s’installent aussi accompagnés par les vendeurs de boissons à la sauvette. Soleil de plomb jusqu’à 16H30 : ouverture des portes, 20.000 personnes sur 2 files, plutôt bien gérées. Par contre, la sécurité frise le zéro absolu, on nous demande simplement si on transporte quelque chose de dangereux sinon on rentre, pas de fouille ni corporelle ni des sacs… Petite pensée à Dimebag pour le coup ! et merci Youtube pour les vidéos !

Comme à tous les concerts des Metallica, on a droit à notre carré VIP du metclub et l’écran géant tout ça dans une ambiance sur-metal dans une fosse géante et des gradins en pelouse. Festival de t-shirts Metallica pour l’occasion. Tout le merch officiel est aligné que ce soit the sword, down ou metallica, tout à 30€.

18H30 : arrivée sur scène de The Sword, bon groupe de stoner-rock avec fioritures garage. Le son est assez exécrable, ont-ils réellement balancé ? ils enchaînent 30 minutes de set, pas toujours carrés, les compos de Ages of Winters et Gods of the Earth se succèdent, les guitares sont bien lourdes et puissantes, la voix est un poil plus grave et plus sympa que sur album. La batterie n’est pas toujours précise mais bon on en connaît d’autres qui ne sont pas d’une précision chirurgicale et qui n’enlève rien à leur prestation… Bref sympathique mais pas exceptionnelle, une bonne petite mise en bouche musicale !

19H-19H20 : changement de backline, arrivée de la batterie blanche Bower Power…et bousculade dans le pit…

19H20 : DOWN ! Le public a compris et se compacte dans la fosse. On scande des « Anselmo » à tout va ! 1H de set où on a droit à un bon mix des 3 albums. Nos 5 compères sont d’une forme olympique ! Malgré quelques petits problèmes de sons, apparemment surtout de retour au vue de la tête de Peper Keenan, le set tient de la perfection (bien que trop court mais première partie oblige). Anselmo a rajeuni et mène son combat de boxe à la voix avec brio. On soupçonne quand même un peu de fatigue de tournée avec quelques petits décrochages vocaux dans certaines tenues de notes (mais bon on sait aussi qu’il revient de loin).
On a droit du coup de I : NOLA :
Temptation wings, Lifer, Stone The Crow, Pillars of Eternity et Bury Me In Smoke qui se termine avec Nothing In Return (Walk Away) dans les fumigènes.
De II : A bustle in your hedgerow :
Lysergik funeral procession, Ghosts Along The Mississippi, There's Something On My Side
De III : Over The Under :
Three suns and one star, The Path, N.O.D.

On pourra regretter quelques compos plus calmes, mais le cadre ne se prêtant pas à de l’intimiste, on ne va rien dire. Par contre pas de “On March the Saints” mais ils nous promettent de revenir d’ici la fin de l’année. On a droit comme toujours à la petite dédicace à Dimebag que le public italien n’a pas compris et a scandé Metallica à la place…du coup, dédicace à Metallica à la place… Superbe prestation de tout le monde, même si Rex le bassiste est plus effacé que les autres et semble de plus en plus rachitique par rapport au rajeunissement de certains. Jimmy Bower aura sans doute la palme du batteur le plus précis de la soirée par contre !

20H20-21H : calme avant la tempête, derniers réglages…
La nuit tombe et « le bon, la brute et le truand » d’Ennio Morricone met tout le monde d’accord (The Ecstasy of Gold de son titre original) et sous la foule en délire, apparaissent nos 4 horsemen avec écran géant. Le show est ficelé au millimètre près, on le sent dans le regard des zicos ou les petites blagues avec les effets de médiators en gros plan.
La scène est disposée avec la batterie au milieu, 2 rampes pour accéder à un bout de scène surmontant la batterie. James Hetfield a lui aussi rajeuni et est au meilleur de sa forme. Un set exceptionnel, on le sent bien loin de son époque dégradante. Il est d’une précision redoutable à la guitare et le chant est tout à fait parfait, que ce soit gueulé ou en clair. On a droit à son effet sadique sur ses rires typiques.

Trujillo a su trouver sa place et occupe la scène aussi bien que ses confrères. Il est véritable showman aussi dans ses déplacements, ses mimiques, son jeu…

Kirk Hammett nous enchante avec les solos des légendaires compos du groupe, bien qu’il reste le plus effacé.

Lars Ulrich, showman à la langue (bien) pendue, ne tient jamais en place avec ses plans de batterie bien typiques. Il a cependant pris un coup de vieux, on sent des écarts dans son jeu : des problèmes de régularités, des frappes moins précises, ou de variations d’intensité moins précises… mais bon, le jeu est quand même impressionnant et les 4 ensemble se marient à la perfection et retombent sur leurs pattes sans problèmes.

Le set est plutôt old-school, on retrouve surtout des vieilles compos, on oublie totalement St Anger. On sent un retour aux sources de Metallica et on est prêt à parier que c’est pour mieux nous préparer au prochain album. Petits regrets d’ailleurs de ne pas avoir entendu une seule compo du prochain album…

Notons en plus de la prestation, un filmage parfait et des accompagnements pyrotechniques impressionnants (explosions sur scènes + feux d’artifices). Bref Metallica a peut-être vieilli mais n’a pas dit son dernier mot. Sur ce, je vous laisse avec la setlist du concert.

Creeping Death
For Whom the Bell Tolls (avec solo de Trujillo juste avant)
Ride The Lightning
Harvester Of Sorrow
Bleeding Me
The Four Horsemen
...And Justice For All
No Remorse
Fade To Black
Master Of Puppets
Whiplash
Nothing Else Matters
Sad But True
One (avec explosions)
Enter Sandman (avec explosions et feux d’artifices)
- rappel -
So What
Motorbreath

(Petite blague de Hetfield : les italiennes vous ne parlez pas anglais, moi, je ne parle pas italien mais ensemble nous parlons la langue de Metallica ! alors chantez !)

Seek And Destroy

Fin : 23H.
photo de Rose
le 05/08/2008

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