Compilation - Combat Nasal vol.7

Compilation - "Combat Nasal vol.7"
chronique Compilation - Combat Nasal vol.7

Après qu'Arno Strobl nous ait avoué (ici) une certaine amertume vis-à-vis de la réaction de beaucoup des groupes mis en avant sur Combat Nasal, on avait eu un peu peur qu’à l’instar d’un Brassens ayant déjà un pied dans l'«après», cette trépidante – et jusqu’à présent régulière – expédition en terres underground ne finisse enterrée en plage de Sept…

 

Maintenant qu’on s’est débarrassé (avec assez peu de panache) de l’incontournable pôv’ blague de début de chro, on peut vous rassurer: non, ce nouveau volume ne sera pas le dernier. Oui, Stan Mazak tient le cap du navire Nasal pendant qu’Oliver Strobl fait une cure de Prozac et de sushis chez 6:33. Oui, on trouvera sans nul doute de pleines brouettes de petites perles dans le volume huître à venir. Oui, c'est vrai, j'aurais déjà dû arrêter les jeux de mots pourris: je ne suis qu'un vil récidiviste sans foi ni loi.

 

Mais attaquons plutôt cette chronique par un bilan du septennasal en cours: sur les 7 premiers rounds du match de nez, notre duo d’explorateurs de l'extrême a compilé un total de 102 groupes pour près de 8 heures de musique pétillante – le nombre de coups de cœur et la quantité d’euros dépensés en conséquence étant également très impressionnants (mais nous n’en donnerons pas le détail ici, ma tendre et douce pouvant tout à fait passer à l'improviste en ces lieux…) Tout cela représente, vous en conviendrez, une somme phénoménale de boulot et de slips souillés à des degrés divers...

 

Intéressons-nous à présent au petit dernier. Comme à l'accoutumée, on attend de ce nouveau combat le frisson de l’inattendu, la découverte qui transformera notre quotidien en une bonne vieille séance de trampoline endiablée, le bonheur complice d’avoir mis la main sur des groupes énormes dont le Monde ne soupçonne même pas l’existence (… Mais est-il vraiment prêt?). Le contrat est-il cette fois encore rempli? Sir yes Sir! Même si…

...Même si ce volume 7 est moins uniformément excellent que nombre de ses prédécesseurs. A dire vrai, celui-ci est constitué de 7 (c’est fait exprès ou bien?) premiers morceaux solides comme autant de tartines au ciment – on vous en parle avec moults Ah! et Oh! dans les lignes qui suivent, patience – et d’une queue de compilation ma foi plus inégale.

 

Commençons donc par la relative soupe à la grimace que j’évoquais quelques dizaines de caractères plus haut. J’avoue que l’enchaînement entre le "vénère chaotic noisy hardcore" de Gacys Threads et le metal grassouillet généreusement enduit de « chant féminin typique » d’Astral Tears n'a pas trop menacé l’intégrité sanitaire de mes sous-vêtements. De même la frénésie épileptique des Car Bomb-wannabe de Equal Minds Theory, le dark ouin-ouin dandy de (on ne rigole pas…) Letters Written On Dead Leaves (encore pire qu’un Talanas déjà très crispant) et le stoner doom marécageux de Spelljammer – qui a la lourde tâche d’achever les survivants – ne m’auront pas franchement remué le dedans du slip (décidément, cette chronique doit être sponsorisée par Sloggi!). Heureusement, 2 représentants de la famille « Death ambitieux et charpenté » ont été posés en des positions stratégiques de cette fin de tracklist afin de nous permettre de garder le sourire. C’est que le brutal death moderne et spatial de Xehanort, qui nous rappelle un peu une version Meshuggah-friendly d’Øscillatör, nous fait d’agréables gouzigouzis au creux des feuilles. Et plus loin, youpi avec un Y plus majuscule encore: Divine Disorder balance un mix judicieux entre The Monolith Deathcult et Septicflesh, plein d’orchestrations grandioses et de froideur martiale conquérante. Gros gros panard!

 

Donc pour ceux qui suivent, vous aurez noté: la fin du volume 7, bien qu’un peu tiédasse, propose pas moins de 2 titres tout à fait dignes de déclencher une abondante fuite d’euros de notre baignoire à pépettes. Avouez qu'on fait pire comme compil’ foireuse…!

 

D’autant qu'avec les 7 premiers morceaux, laissez-moi vous dire que c’est Prosper Yop-là Boum dans vos oreilles. Et ça commence avec le Nawak Tribalcore death/pop de Yun-Fat – dont on touillera plus longuement la popote en ces mêmes pages, et ceci sous peu, histoire que vous en sentiez mieux les épices. Sachez juste que ces brésiliens, en rien qu’un titre, réussissent à faire se côtoyer dans des proportions idéales Overdose, Krisiun (pour rester dans le local), Michael Jackson ainsi que du metal/rock tout meu-gnon. Suit le dark cold metal-indus de Tao Menizoo, dont je vous dirai également du bien très bientôt. Puis on accueille le metal Textures-like inspiré de Asymmetry, suivi par le hardcore progressif / death technique de Warpstone, dont les parties acoustiques rappellent un peu Opeth (putain d'allitération en explosives!). Je ne peux que vous recommander vivement de vous tartiner les feuilles avec la production de ces 2 groupes ambitieux et avisés. Autre gros coup de fouet de ce 7e épisode – et coup de cœur perso’ – A Phantom Pack Of Black Hounds propose un crust rock aussi gras que grésillant, manifestement mitonné dans les marmites de papa Entombed. Et tout ça file comme le vent, la course continuant avec le thrash classique mais tranchant, speedé et léché de Bliksem – qui a ça de particulier que le beugleur est une beugleuse. Reste enfin Ze morceau sur lequel votre serviteur n’en peux plus de baver et de headbanguer comme un abruti: « Ana-al-Haqq » de Seth.ECT, ou comment faire du Hollenthon mécanisé ménageant des poses dubstep dans ses élans orchestraux grandiloquents. Excellentissime.

 

Bon, si l’on est d’humeur bougonne, on se dira que, mince, quand ils font avancer le schmilblick à 2, la paire Strobl / Mazak est quand même plus irréprochable… C'est que la fin de ce nouvel épisode manque un rien du pétillant que l’on attend dorénavant, auditeurs devenus exigeants que nous sommes. Mais si l’on reste objectif, et que l’on additionne les sourires béats causés par Yun-Fat, A Phantom Pack Of Black Hounds, Seth.ECT et autresDivine Disorder – pour ne mentionner que la crème de la crème – on se dit qu’il y a ici largement de quoi se faire une rupture des zigomatiques. D’où joie. D’où youpi. D’où: « Non mais vous l’avez téléchargé ou bien ce volume 7? Allez zou, on y va! »

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: le volume 7 de la compilation qui vous offre le top du top de l’underground s’avère un peu moins uniformément excellent que d’habitude… Sauf que vous y trouverez cette fois encore une grosse demi-douzaine (au bas mot) de formations excellentes. A télécharger sur le champ!

photo de Cglaume
le 15/11/2012

4 COMMENTAIRES

Eric D-Toorop

Eric D-Toorop le 15/11/2012 à 12:43:27

Rien que pour l'intro de la chronique... 5 étoiles... et... core... j'ai même pas donnelaudé, ni même lu le reste de la chro

cglaume

cglaume le 15/11/2012 à 14:25:09

Vas-y, donne l'Aude !!!

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 15/11/2012 à 19:28:57

Kizmiaz: méga claaaaassssse l'avatar qui bute sa race et qui soigne les crampes !!

Sinon Seth. ECT, ça flingue son poney.

Eric D-Toorop

Eric D-Toorop le 16/11/2012 à 09:28:50

@Chrom.... c'est parce que j'ai enfin trouvé le bouton profil pour écrire et mettre une belle tof

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