Compilation - Metalwave compilation - altars of synthness

Chronique CD album

chronique Compilation - Metalwave compilation - altars of synthness

Une compilation?
De Darksynth?
De 2014?
Chez COREandCO?
Vous commencez à penser que je marche sur la tête. Bon, c’est vrai qu’au regard des disques dont je parle ici, on pourrait déjà le penser. Mais si je lâche des noms comme Bathory, Morgoth ou Death, vous comprenez mieux. Et avec son nom, les choses s’éclairent un peu plus. Pour la petite histoire, c’est avec cette compilation que j’ai découvert la Synthwave. J’ai vu au cinéma Drive de Nicolas Winding Refn et sa célèbre bande originale (Collège, Kavinski...) mais je n’avais pas encore saisi l’importance du phénomène. Je ne sais plus de quelle manière je l’ai découverte au hasard de mes pérégrinations bandcampiennes, toujours est-il qu’il y a peu, elle refait surface et devant l’insistance conjointe du Lapin jaune et de notre rédac’ chef, vous vous retrouvez à lire ces lignes.

Nous sommes donc en 2014, Perturbator, Carpenter Brut ou encore GosT par exemple débutent tout juste leur carrière mais Werkstatt Recordings, jeune net-label spécialisé dans la Dark / Synth / Retrowave, un genre qui se cherche encore, publie Altars Of Synthness, sa 144ème sortie. Il s’agit donc d’une compilation regroupant quatorze reprises de titres de Metal Extrême à la sauce Synthwave, de Bathory à Gorguts. Je ne mentirai pas en affirmant que je connais tous les originaux, mais les paris sont ouverts, je vous laisse deviner lesquels. Gardiens du temple peu enclins aux expérimentations, amateurs d’orthodoxie musicale, cette compil’ n’est clairement pas faite pour vous, passez votre chemin.

Il serait facile et tentant de rédiger une chronique titre par titre mais ce n’est pas ce que j’ai souhaité. Du fait de la qualité intrinsèque des morceaux choisis, des formations participantes (plusieurs comme Fixions, Beatbox Machinery ou Dan Terminus ont acquis une certaine notoriété), on est en présence d’une compilation solide. Certes, il y a quelques moment moins marquant comme les reprises de « Dirge For November », « Nostalgia » et « Tomjet », tous trois à mon goût trop longs et manquant de dynamisme. Les covers de Mayhem, Slayer et Bathory sont plutôt réussies et montrent des groupes maîtrisant bien leur Art et l’exercice difficile de la reprise. Altars Of Synthness réserve également quelques grands moments à mettre au crédit de Drifting Dreamer (« Freezing Moon »), Nitelight (« Crystal Mountain »), Beatbox Machinery (« The Gate Of Inanna », l'un des rares morceaux chanté), Dan Terminus (« Genital Grinder II »)... Mais, il y a une reprise largement au dessus du lot, qui justifie à elle seule l’acquisition (gratuite) de cette compilation, c’est « Transilvanian Hunger » par A Space Love Adventure. Je ne suis pas plus fan du morceau original de Darkthrone que ça, mais le musicien italien en fait un hit Darksynth, tout simplement.

Altars Of Synthness se termine par une version allongée à l’extrême de « You Suffer » de Napalm Death par Hydraulic Anus (j'ai toujours rêvé de pouvoir écrire ce genre de nom de groupe, d'habitude réservé aux chro de Crom...) qui multiplie par cinq la durée initiale du titre!

photo de Xuaterc
le 12/09/2020

1 COMMENTAIRE

cglaume

cglaume le 12/09/2020 à 12:45:44

Faut absolument que je me réécoute ça ce weekend !

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