Slayer + Trivium + Mastodon + Amon amarth le 11/11/2008, Le Zenith, Paris (75)

Slayer + Trivium + Mastodon + Amon amarth (report)
Aaaah le Unholy Alliance Tour, c'est un peu la crème des tours thrash Européèns chaque année... La Rolls Roys des voitures, le St Emilion des vins, Le Monique Ranou du jambon bref, le top.
L'affiche de cette année nous proposait donc Amon Amarth, Mastodon et Trivium, en plus de l'habituel Slayer (qui nous a réservé quelques surprises, lisez plutôt la suite). C'est sous la pluie que la majeure partie de l'attente s'est faîte et même si l'ouverture des portes fût assez tardive, les fans ne se sont pas fait attendre pour réchauffer la salle dès leur entrée avec le premier passage des Nordistes d'Amon Amarth.

Malgré quelques petits problèmes de sons récurrents sur les premiers titres (notamment la voix en retrait), les Suédois et leur « viking metal » massif sont efficaces sur scène, en partie grâce à la grosse présence scénique de leur frontman tout de barbe vêtu qui n'a cessé de se déplacer pour motiver ses nombreux adeptes capillaires présents dans la salle ce soir-là. C'est carré, ça joue bien, ça headbang ses cheveux l'Oréal tout lisse bref, on aime. Pas de surprises au niveau de la setlist, le groupe ne disposant que d'une petite demie-heure de jeu ce sont leurs principaux hits qui seront passés en revue. C'est donc avec regrets mais le sourire aux lèvres que le groupe quitte la scène, sous les ovations et beuglements bien mérités du public (jamais vu autant de barbus dans une fosse moi, pfiou…).

C'est ensuite devant une fosse plus clairsemée que Mastodon fait son entrée, et pour cause: suite à l'hospitalisation de son guitariste Bill Kelliher en début de mois le combo Sludge d'Atlanta se voit réduit à trois membres (guitariste/basse/batterie) au lieu de quatre, et cette absence aura pour conséquence un set inégal, oscillant entre des titres toujours aussi bon en live (« Blood and Thunder ») et d'autres où l'absence d'une deuxième guitare se fera cruellement sentir (« The Wolf is Loose »). Cette réduction d'effectif prise en compte le groupe aura quand même livré un set puissant et énergique durant une grosse demi-heure, mais c'est la déception qui subsistera sur le visage des fans après leur départ de la scène.

Petite mousse pendant la pause, en attendant que la suite commence. Et attention là, ça déconne plus quand Trivium entre sur scène. Des grosses guitares custom, une batterie digne de Dream Theater, et une quantité de méchu(e)s impressionnante dans la fosse. Le moins que l'on puisse dire à propos du succès de ce groupe, c'est que scéniquement ils ne l'ont pas volé. C'est super énergique, ça se déplace partout et ça sait motiver le public. Je ne vous cache pas mes réticences à l'écoute de ce groupe, mais objectivement ils ont plutôt bien assuré, malgré un son là encore assez moyen (surmixage de la batterie entre autre). Des solos parfaitement exécutés, un batteur préçis et efficace, et des chants clairs plutôt audibles de la part du chanteur, Trivium aura rempli son contrat (les 40 premières minutes du show au moins dans la mesure où je me suis assoupi sur les derniers titres, la faute à un sandwich grec sauce Harissa qui passait mal). A regretter tout de même la trop grande proportion de titres issus de leur dernier album, alors qu'ils auraient pu piocher un peu plus souvent dans certains de leurs très bon anciens titres. Applaudissements, salut du public, et retour en loge, les metalcoreux peuvent être satisfait de leur set !

Une dernière mousse pour la route, et on y est, enfin.
Après 2 heures d'attente, les lumières de la salle s'éteignent pour laisser place à un immense drap blanc cachant intégralement la scène, sur lequel sont projetés des logos SLAYER. La moitié de la fosse est déjà torse nu lorsque l'on peut deviner les ombres des deux guitaristes sur scène. Les premières notes de « Flesh Storm » retentissent, le drap tombe et là, j'ai un blanc. Dans la mesure où la guerre est déclarée dans la fosse à chaque concert du groupe, ma survie passait bien avant mon écoute du groupe. Je suppose qu'Araya était là vu j'ai cru entendre de la basse, idem pour Lombardo à la batterie. Pas le temps de se reposer, le combo Américain fidèle à lui-même ne laisse que très peu de place au bla-bla entre leurs différents titres. C'est au bout d'une trentaine de minutes que Tom Araya prendra la parole pour nous annoncer « Psychopathy Red », leur nouveau titre (que certains d'entre vous ont probablement déjà écouté sur Youtube)! Je ne vais pas m'étendre sur la critique de ce dernier, mais disons que ça sonne comme Slayer. Rapide, des solos tout en schred (qui à dit « inaudibles » ?), et un riff principal bien « ivole » qui vous reste dans la tête.
A ce stade du concert le public est déjà bien satisfait mais la surprise de la soirée arrivera juste après, puisque que le groupe jouera L'INTEGRALITE DE L'ALBUM REIGN IN BLOOD !! Pas besoin de rentrer dans les détails, ce fut épique.
1h30 de show et le groupe quitte la scène sous les ovations du public. On pourra toujours critiquer leur manque de présence scénique (chaque membre a du bouger de 5m en cumulé sur toute la durée du show), le peu de contact avec le public ou encore l'absence de rappel, mais Slayer est ce qu'il est, et les fans savent au moins à quoi s'attendre.

Fin d'une soirée mitigée au niveau musical, mais qui aura permis à une très grande partie du public de s'y retrouver grâce à un eclectisme certain du côté de l'affiche. Des Vikings, des Sludgeux, des Metalcoreux et des Thrasheux, y'en avait pour tout le monde ce soir ! A l'année prochaine donc, pour le désormais annuel Unholy Alliance qu'on l'on retrouvera avec plaisir en Novembre prochain si tout se passe bien ?
Petite dédicace aux personnes qui distribuaient les flyers de propagande catholiques nous appelant à rejoindre Jésus avant le concert, c'était fun quand on connaissait l'affiche. Les centaines de t-shirts avec des croix (pourtant inversées) ont du les attirer….
photo de Kastor
le 21/11/2008

1 COMMENTAIRE

mat(taw)

mat(taw) le 21/11/2008 à 09:02:45

perso je vois pas comment on peut faire du mastodon à une seule guitare... A moins d'avoir un mec qui joue en backstage

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anonyme


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