Toehider - Smash It Out!

Toehider - "Smash It Out!"
chronique Toehider - Smash It Out!

Ça y est, voilà le lapin qui s’emballe à nouveau… ‘Faudrait peut-être qu’il arrête les carottes au crack le pépère!

 

Bah oui, je sais, mais qu’est-ce que vous voulez, on vit une époque formidable: que les années soient médiocres ou fructueuses en termes de qualité de la production musicale, Internet nous permet toujours d’aller dégoter – à l’autre bout de la planète comme au coin de la rue – de pleines brassées de petites perles aussi excellentes que totalement confidentielles. Et comme sur CoreAndCo, nous autres gratte-papier de la toile pouvons chroniquer ce qui nous plaît plutôt que de couvrir une actualité convenue, à intérêt variable, et déjà 1000 fois traitée dans les autres médias, forcément, on n’en finit plus d’inonder ces colonnes à grands flots d’enthousiasme débridé et de Youpi-Tralalas enfiévrés.

 

... Et donc, pour la Nième fois cette année, c’est encore Madame Australie qui vient nous prodiguer des caresses auriculaires inédites, ceci via l’un de ses émissaires les plus recommandables, Bird’s Robe Records, label de passionnés de metal/rock prog et de nawakeries qualité Label Rouge. Et je vous conseille d'attacher vos ceintures, car la nouvelle est de taille: la flamme de la folie Queennienne brûle toujours d’un feu vif, si si, et ce malgré la mort du regretté Freddy Mercury. Le truc c’est que cette flamme s’est trouvée un nouveau foyer – quoiqu’il serait plus approprié de parler de nouveaux souliers – chez les australiens de Toehider, dont le patronyme semble être un obscur jeu de mots entre « cache-orteils » (Toe Hider) et « la planquer » (To Hide Her)… Mais ne m’en demandez pas plus, je n’ai pas le même fournisseur de champignons hallucinogènes que nos amis.

 

Toehider, c’est le souffle d'un vent frais et vif dans vos oreilles. C'est un génie malicieux monté sur ressorts qui rebondit sans cesse d’une enceinte à l’autre de votre chaîne HiFi, un sourire fanfaron planté en travers de la trombine – voilà, c’est ça: un peu comme les extraterrestres farceurs du Martians, Go Home! de Frederic Brown. C’est que le groupe pratique un « nawak over-the-top metal’n’roll » ambitieux et joyeux rappelant E-NOR-ME-MENT Queen – donc –, en plus cartoon, plus speedé, mais avec tout autant de talent et d’inventivité. Ajoutez à cela des penchants metal un poil plus prononcés que chez la bande à Brian May – la présence de Ricky Evensand (ex-Therion, Chimaira, Soilwork, Demonoid) derrière les fûts y étant peut-être un peu pour quelque-chose – et vous commencerez à comprendre le pourquoi de l’excitation de celui qui vous écrit ces quelques lignes. Et non contents de nous verser dans l’oreille de pleins magnums de champagne à la fraise Tagada, les australiens font preuve d’une productivité et d’une énergie rappelant celles d'un certain Devin Townsend. Imaginez quand même qu’entre leur 1er EP (qui ne remonte qu’à 2008) et leur dernier album (datant de 2011), les loustics ont sorti pas moins de 12 EPs en 12 mois – le résultat étant disponible sur 2 doubles CD dont on vous reparlera bientôt!! Et le groupe de remettre régulièrement du nouveau matos en ligne, pour notre plus grand plaisir!

 

La dernière sortie en date des Orteils Barjots s'intitule donc Smash It Out!. Il s'agit d'un nouveau single agrémenté de 2 titres déjà sortis auparavant sur l’EP Toehider Too! (pour « I Must Say Yes! »), ainsi que sur le dernier album en date (pour « The Most Popular Girl In School »). On reparlera de ces 2 titres dans d’autres chroniques à venir, mais pour vous donner un rapide aperçu, le premier est un morceau plein de ces chœurs Queeniens typés « Radio Ga Ga » ainsi que d’un happy crooning rock’n’roll arborant un éternel sourire en coin, tandis que le second est une excellente « US College movie song » décalée et pourtant relativement grandiose – qui ferait d’ailleurs un malheur sur la radio d’un campus d’Outre-Atlantique.

 

Mais la véritable nouveauté tient sur tout juste 2 minutes, et est carrément ébouriffante. « Smash It Out! » est en effet une sorte de rock’n’roll hyper speedé et boosté au punk rock le plus enjoué, sur lequel la guitare et le chanteur sprintent au coude à coude, Mike Mills ayant un débit vraiment hyper impressionnant ainsi qu’une énergie hallucinante (ok ok, j'essaie d'arrêter les manifestations d'enthousiasme débridé sinon vous aller croire que j'écris tout ça sous speed...)! Ce morceau, si vous avez la bonne idée de vous le programmer sur le radio-réveil, ça vous fait l’effet d’une douche Zest & Kärcher vivifiante suivi d'une demi-douzaine de bols de Ricoré / Red Bull: la patate d’un Zébulon et le rythme cardiaque d’un tachycardique sous perf' de caféine pour la journée!

 

... Et voilà: encore un.

Oui, encore un de ces coups de cœur à fort caractère addictif à ajouter au palmarès de l'année 2012! Et vous allez voir, c’est communicatif: calez-vous le titre « Smash It Out! » (dispo via le player à gauche, ainsi que gratuitement ici) dans les feuilles, ça vous prendra 2 minutes maxi, et vous en ressortirez comme un Lance Armstrong après la seringue du matin: avec une putain de patate de compétition! Bon, 'va quand même falloir que je pense à aller passer un électrocardiogramme moi; c’est que ça use toutes ces émotions…

 

 

Yes, Yes, I must say Yeees, 22 tiiiiiimes: Yes-Yes-Yes-Yes-Yes-Yes-Yes-Yes-Yes-Yes-…

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courteQueen sous speed, avec un gros nez rouge. Mais pour être plus bref encore: du bonheur en barre! Point.

photo de Cglaume
le 14/12/2012

0 COMMENTAIRE

AJOUTER UN COMMENTAIRE

anonyme


évènements