Melvins - Melvins 1983 - Gaylord

Melvins - "Melvins 1983 - Gaylord"
chronique Melvins - Melvins 1983 - Gaylord

CANADA BUZZ HAS A WAY TO SEE THROUGH MY EYES

Pour une vraie-fausse discographie des MELVINS - Chapitre 53 -

Suite des mini-chroniques autoritaires de sorties Melvinsiennes spéciales/formats courts, etc.

 

Arf !, encore un disque des Melvins ! Celui-là, j'étais complètement passé à côté. Et quel dommage !

Quel dommage : la formation Melvins 1983, c'est entre autres ce que le groupe a fait de mieux ces derniers temps. Bon, OK, The Bulls And The Bees, c'était vraiment pas mal aussi.

Mais là, ce Gaylord fait vachement de bien. Je veux dire, après un Freak Puke original mais un peu plat, on appréciera plus d'allant et quelques bons bourre-pif. Tout dernièrement aussi, les autres titres trouvables sur des compilations diverses comme "American Cow" ou le génial "Dr. Mule" sont également marqués par cette énergie retrouvée.

Je viens d'apprendre que certains sont en fait des extraits du prochain Tres Cabrones prévu pour novembre. Ce qui gâche un peu la surprise mais fait augurer du meilleur.

 

Le meilleur, donc le pire. On cause des Melvins, créfieu, réveillez-vous ! Ne vous attendez pas à des trucs normaux.

Là, à la "City Dump", ça botte dans le gras des ordures avec des riffs de bourrin obèse infecté par la rage. Saveur satanique carton-pâte (mais le décor cache en réalité d'authentiques cadavres de touristes perdus dans le parc d'attraction fatal, cachés au beau milieu de la décharge) comme poivre à se gratter les parois jusqu'à s'en arracher les ongles.

Du bien bon Metal-Punk presque à la Houdini, guère révolutionnaire pour la bande à Buzzo, mais spécialement rassérénant. Et rasséréné ! On en viendrait presque à ne pas sentir le manque de la batteuse de rhinocéros autiste à pépère Crover (si vous y comprenez rien, tout était expliqué là-bas ; et non, je ne vais pas créer une troisième fiche groupe Melvins 1983 après la formation Melvins Lite !). Mais faut pas pousser quand-même. (En même temps, on dirait bien qu'il y a des re-re de batt', ahahahahah !, elle viendrait donc hanter le bousin quand-même ?)

OK, Mike Dillard fait son job cependant. Tout droit. Sobriété, âpreté du boulot exécuté. Une balle dans la nuque pour qui viendrait faire des réclamations.

 

Retournons mentalement le vinyle, sous vos applaudissements affectés.

Quoi ? Pourquoi mentalement ? Parce que j'ai que des mp3ees, binbin ! Achète-moi une platine, offre-moi des disques ou va mourir, sale collectionneur fétichiste à l'onanisme compulsif !

De toutes façons, Amrep. en a sorti genre 500 qui sont partis en une heure.

 

Houm.

Face B, donc.

Ça part complètement en pistaches acidulées, les amis. C'te bonne tranche de rire, roooh !

Deux hymnes traditionnels, le militaire "You're In The Army Now" et "99 Bottles Of Beer", deux titres courts scandés sur de la batterie fantassine ou percus québlos, pour un résultat particulièrement débile, drôle et entraînant. Ils nous avaient prévenus, pourtant, en introduction de The Bride Screamed Murder, via le très surprenant "The Water Glass".

Ils nous en remettent une couche bien salée, en lâchant huit ou neufs « son of a bitch » au passage et peut-être bien que Buzzo dit quatre-vingt-dix neuf fois « beer », mais j'ai pas vérifié, pardonnez-moi.

Une face B parfaitement idiote, donc, qui nous fait passer un très bon moment de promiscuité virile.

 

A+B = je sais plus où sont mes pieds. Je sais que j'ai vomi avec la tête en bas, j'en ai plein les narines et quelqu'un a enduit de quelque chose mes parties. Je le sens, ça brûle et ça pique.

Merci les Melvins, merci le service militaire, ce tout petit disque est parfait.

Santé !

photo de El Gep
le 06/11/2013

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