SYLAK open air 2018 (Sepultura + Hatebreed + Alestorm + Terror + Benighted + Integrity) le 03/08/2018, plein air, Saint-Maurice-De-Gourdan (01)

Sepultura + Hatebreed + Alestorm + Terror + Benighted + Integrity (report)

Pour sa huitième édition le SYLAK (Support Your Local Artist Krew) a fait fort : sold out et une affiche de malade.
Une fois n'est pas coutume, je vais tirer mon chapeau aux bénévoles attitrés aux bières, au stand bouffe, aux activités de slam et pour avoir gardé le camping du fest vivable niveau hygiène.
Respect aussi au service de sécu (oui) pour sa gentillesse et son humour (oui).



Vendredi 3 août
Quand on voit comment tu gâches l'eau, ça fait mal pour l'Afrique.
- Envoie-leur des pâtes cuites.

Ce sera sous un soleil d 'enfer que se dérouleront les trois jours de la teuf.
Mus Flat débute le bouzin vers 18h et des brouettes, ce vendredi. Moins de soleil oui de suite. Les keupons font penser aux Shériffs avec un chant français bien vénère.
Une petite discussion avec Alix, le chanteur ultra tatoué de In Arkadia qui fait la sécu (un pote de mon pote Moumi) et le set passe comme quatre bulletins de vote dans une urne russe.
Roadis Of The D. prend la suite. Groupe de reprises des compos de Jack Black, le combo a ses nombreux fans. Si tu ne connais pas les délires de Tenacious D., t'as l'air un peu con à ne pas brailler les paroles. Pourtant il est facile de se laisser embarquer dans leur délire parodique surtout quand on a droit à 45 secondes de "Ace Of Spades" et un titre de Pantera dont le nom m'échappe. Très fun donc, en conclusion.
The Decline ! enchaîne avec son keupon et à la Social Distortion bof bof et je n'ai aucun souvenir de Flayed ... Un ange passe.
Petit tour sur le stand de la pimpante quinqua Corinne, une espèce d’historienne du Sylak qui s'est fixée comme mission de continuer à « promouvoir » tous les petits groupes français ayant officié sur le fest depuis 8 ans. La voir vanter les mérites du tee-shirt de Ta Gueule (pochette de leur premier album, pour les connaisseurs) est juste un plaisir.
Hop, retour au son ! The Sticky Boys, vers 22h30, nous balancent leur rock poilu ultra intense entre The Ramones et Motörhead. Classes les mecs !

Vous êtes une bande de malades !
Julien - Benighted


La tête de liste de cette petite scène, démontée le lendemain, est évidemment Benighted. « Ouais tu vois j'en ai marre de Benighted, je les ai déjà vus 123 fois ».
Ben moi c'est la première, Ducon, et les mecs fraîchement revenus des 20 piges de l'Obscene Extreme sont à bloc de chez bloc. Ce sera donc presque 1 heure de BRUTAL CE QUE TU VEUX à fond les ballons avec entracte de 20 minutes... car les barrières de sécu menacent de s'effondrer. Hilarité du chanteur et Grind Ta Mère sous la mousse pour les amateurs.
Squattage de bières sur le camp d'amis (dont un de mon clan, normal donc, suis son Jarl), car moi et Moumi, on s'est organisés comme des tanches. Et hop au matelas gonflable.
Tiens une canette abandonnée...
- La pauvre !


Samedi 4 août
Ça fait deux jours que je te cherche !
- Ah ? Pourtant, j'ai pas bougé.

Le Thrashcore Death fourre-tout au chant mixte de Kamizol-K tire les premières cartouches de la journée vers 11h30 du haut de la grande scène. La désormais seule scène qui rythmera le fest jusqu'à sa fin.
Propres les Français, mais pas mon truc malgré l'énergie déployée. Next…


In Arkadia, de Lyon, débarque ensuite. Et force est de constater que leur Thrashdeath Core (voyez la nuance ?) fait mouche, par contre, là. Riffs et rythmiques syncopés, batterie calibrée en Parabellum et deux chanteurs survoltés (coucou Alix !) sont amplement suffisants à déchaîner les Enfers. Moumi m'ayant bourré le crâne avec ce combo dans la bagnole, je fais le snob mais secoue tout de même ma tête comme un débile moyen. Il a eu raison en fait car, là, j'écoute leur skeud Eyes Of The Archetype et ça fait (via)grave le job.

C'est bien le coin VIP ?
- C'est la même bière.

Après un trou spatio-temporel vers 14 heures dû à l'aide apporté au verre chargé de Ricard de mon pote, j'arrive sur la fin du set des Écossais de Pipe And Pints.
Je n'ai rien contre le Punk à cornemuse, mais le chant mélo du chanteur ne suit pas le dynamisme de ses comparses.
Je passe vite fait sur le set d'Origin  privé de la moitié de son line-up pour cause d'avion...
Et puis j'attends Integrity, un des gros groupes du festosh pour votre serviteur. Donc rien à carrer des amputés.

 


Papi Hellion est un boss mais papi Hellion a mauvais caractère. Pour quelle raison a-t-il subitement quitté la scène après avoir murmurer à l'oreille de Dominic Romeo son guitariste, médusé ? Mystère... peu importe en fait car, auparavant, la barrique grisonnante qu'il est devenu nous balance ¾ d'heure de HxC négatif à souhait assombrissant cette journée passée sous un soleil de plomb. Le jeu complexe et groovy de Romeo, son air mauvais, sont sans contestation possible, un gros point fort du set. Le Holy Terror d'Integrity passe donc sans problème le test du Live et "I Am The Spell" raisonnera encore longtemps dans mes oreilles comme un hymne aux mauvaises ondes.

Pourquoi c'est toujours les moches qui sont seins nus ?


Deuxième attente de ma part, Entombed A.D. ayant livré deux albums très moyens suite au menu changement de nom du combo. En bon fan des origines des Suédois, je me colle au deuxième rang surveillant sans cesse mes arrières pour protéger mon vieux dos, à la frontière du circle pit qui ne tardera pas à se former.
Les récents morceaux, que j'ai rapidement oubliés, prennent une énergie bluffante en Live alors que les hymnes antiques comme "Supposed To Rot", "Clandestine" ou "Left Hand Path" ne prennent pas une ride. Lars Goran souffre de la chaleur avec son crane déplumé mais sa bonne humeur et son coffre encore bien caverneux collent une banane du diable. Et les djeuns qui l'accompagnent font le show, avec un bon couple lead guitare/basse très pêchu. L'ogre Petrov et sa bande quitteront la scène, ravis, suite à l'enthousiasme témoigné par leur public. Merci messieurs pour ce bon moment.
La fin d'aprem laisse la place à Comeback Kid. Les Canadiens arrivent à attirer mon attention bien que je ne sois pas friand de leur Punk HxC vitaminé. Ils font clairement le show, propres et carrés. Parfait pour un ptit sitting en face de leur presta, en fait.
Kadavar, leur stoner psyché et leur bouille de hippies ne me séduisant pas, il est temps de se restaurer.

C'est quoi le mesclun dans la salade végèt ?

Des ptits bouts d'enfants morts ?
Et vient ensuite la catastrophe du festosh : les Suédois de Bloodbath, que je me faisais pourtant une joie de découvrir en live.
Leur set fut placé entièrement sous le sceau de l’ennui le plus total. Leur position statique et leur chanteur "star" neurasthénique y contribua évidemment. Voir un ballon gonflable rebondir sur la tête de ce dernier ajouta une dimension presque tragi-comique à leur presta. Ajoutez à cela un son de gratte inaudible et un batteur mis trop en avant pour son jeu plutôt pauvre et vous obtenez un bon gros bide pour ma part. Réussir à pourrir un morceau terrible comme "Cancer Of Soul" n'est pas donné à tout le monde, tout de même !

Et Crom tu le mettras ça dans ton report.
- Hein ? Quoi ??
- Bras de fer chinois à trois.

Hatebreed investit alors la scène et la fanbase se presse toute émoustillée de voir Jasta And Co aligner les titres de HxC Metal familial. Désolé mais malgré la grosse ambiance dans le pit, j'ai trouvé leur set très convenu et pour tout dire limite bien chiant. Jasta fait désormais peur au moins de 15 ans, masse d'arme ou pas.

 


Heureusement At The Gates va relever le niveau pour finir la soirée. Après deux morceaux d’échauffement issus de leur dernière plaque, la machine à riffs suédoise trouve sa vitesse de croisière. En grande forme, Tompa, casquette vissée sur la caboche occupe bien la scène. Mais le public ne semble pas trop réceptif aux hymnes constitués par "Under A Serpent Sun" ou l'énorme "Nausea". Étant moi-même bien carbo, je suis le set d'un peu loin mais avec beaucoup de plaisir. Le groupe quitte la scène après une presta puissante, dans une ambiance un peu pesante mais applaudissant tout de même son public. De sacrés bonshommes, les Suédois.
Un pichet de Kriek partagé avec un pote crusty, pas vu depuis 3 ans, une esquive d'embuscade à son camion et hop au lit.

Dimanche 5 août
On fait quoi là ?
- On plante des bâtons dans le sol pour sauver la forêt amazonienne.

Ce dernier jour sera placé sous le sceau de la côtelette trop cuite : la couenne des festivaliers, donc, tant la chaleur sera suffocante.
Mon pote étant parti se baigner avec d'autres potes à la rivière (des lâcheurs, donc), je profite du set de Bloodstorm pour flâner sur le merch, papotant sur le stand de Plume Couture, un charmant couple que j'ai plus l’habitude de voir en Fête Med. Je découvre aussi l'art de Bertrand Bouchardeau(.com) réalisant de magnifiques affiches de concert dans un style inimitable.



Retour aux affaires avec les Suisses de Voice Of Ruin vers midi trente.
Avec un guitariste rythmique à l'hosto et remplacé par un de leur ami bassiste, c'était pas gagné d'avance. Pourtant, leur thrash groovy me réveille plus efficacement que deux doigts dans la prise. Agressifs comme il le faut, les mecs tiennent la scène et font osciller les têtes des braves en plein cagnard. C'est du pas du Metal pour les ptits futals quoi.

Elle me sort par les yeux cette bite gonflable.
Je suis de loin les Coreux de Broken Teeth ! Et j'apprends peu de temps après l'annulation de Mantar remplacé par un groupe local dont le nom m'échappe. Les grosses bouboules donc d'autant que les deux Allemands auraient dû logiquement jouer des titres de leur dernière plaque.
S'ensuit alors une discussion à l'ombre d'un arbre avec des tatoueurs : Stéphane de Black Corner Tattoo, Jessica Fox officiant dans son shop et la Russe Xusha. (Bon y'avait Kévin aussi et Juju qui ne tatouent pas, eux).
Viennent alors les Grindeux crusty de Rotten Sound habillés de noir de la tête aux pieds. Un batteur prodigieux, une rage tétanisante, Rotten Sound assomme une assemblée déjà écrasée de chaleur et démontre que sa puissance de feu sur album tient parfaitement la route en live..

Dommage pour les clowns de Carnifex qui doivent passer juste après la boucherie. Trop de maquillage et de clous nuisant à la méchanceté, je vais donc rincer mon gosier.


"Petit Caillou" veut slammer...
- Ben, dans 10 minutes, y'a Terror.


Un service de sécu à toc pour gérer les couloirs de slam avec au plus fort du set 8 hommes volants en même temps, les patrons du HxC oldschool fédèrent les frappés. Que dire sur la horde de Vogel en live ? Nanti d'une pêche monstrueuse, d'une présence scénique écrasante et d'une attitude sans tache (partagée entre sourire et autorité brutale), Terror est le HxC, point. D'ailleurs, on croisera les membres du groupe toute le reste de la journée sur le site, à la cool.

 


Je passe sur Municipal Waste (« Fuck Nazis, I wanna kill the President ») et sur Dead Kennedys (impossible de pas fredonner... c'est triste) pour arriver sur Sepultura.
Pas amateur du groupe depuis deux décennies, force est d'avouer que sur scène, les mecs assurent. Mené par leur impressionnant frontman, les Brésiliens terminent un set parfait et "Roots Bloody Roots" finit de me casser la voix déjà bien entamée sur "Refuse/Resist".


Avec ma chance, j'vais m'endormir là et y'a un con qui va me piétiner la gueule.
Puis vient la dernière grosse tête d'affiche du fest.

Alestorm est un groupe de crétins jouant (parfaitement) pour des crétins, que nous fumes tous pendant leur set. Derrière moi: 3 filles braillant au mot TOUTES les paroles de TOUS les morceaux sur le bout des doigts des Écossais, un meurtre de canards gonflables, une flopée de hits alcooliques et de ballades avinées. Alestorm a été généreux et nous a mis le sourire. Mission parfaitement remplie donc, je n'en demandais pas plus.


On rentre au camping, tisant (un peu) jusqu'à trois heures du mat' pour éviter les 4 barrages de keufs. On dessine des conneries sur la poussière des voitures et on se fait la bise.

 

A l'année prochaine le SYLAK !!



Moy huy bolshe chem bleka

photo de Crom-Cruach
le 26/10/2018

1 COMMENTAIRE

cglaume

cglaume le 26/10/2018 à 10:37:25

Je vois que Bloodbath fait l'unanimité... 'tain j'aurais aimé les voir à la grande époque !!!!

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anonyme


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